Arts de la scène

La semaine passée je suis allée au théâtre Denise Pelletier pour assister à la pièce Une maison de poupée, c’est une version modernisée de l’œuvre éponyme de Henrik Ibsen, ici adaptée par Rébecca Déraspe et mise en scène par Benoit Rioux.

1. Une maison de poupée

Source image: Ping Pong Ping

 

En quelques mots, Une maison de poupée c’est une mère au foyer, Nora, dont les seules préoccupations, en apparence, sont d’être jolie et d’avoir de l’argent pour être jolie. Fille à Papa, elle est mariée avec un avocat qui reçoit une promotion, il va désormais être directeur de banque et donc gagner beaucoup d’argent. C’est dans cette atmosphère capitaliste que le passé de Nora la rattrape, et surtout Kristine, Nils et Rank, chacun requérant l’attention de la jeune femme/poupée. Et c’est aliénée par les “mon lapin” de son mari Torvald, qu’elle va peu à peu se rendre compte de la vie qu’elle mène ou plutôt de la vie qu’elle n’a pas.

Il ne faut pas se laisser avoir par les apparences, la pièce n’est pas une moralisation du système capitaliste ou des comportements superficiels, même si elle sert le propos. Cette pièce est drôle et bouleversante. Elle communique une puissance émotive importante. J’ai ri quand Nora danse sur Single Ladies de Beyoncé, j’ai eu des frissons quand Torvald hurle à sa femme qu’elle n’est qu’un contenant vide, et j’ai même eu une larme à l’oeil quand Kristine déclare son amour à Nils. Les acteurs sont impressionnants, ils passent du registre comique au registre dramatique en quelques secondes. La mise en scène est très épurée, un bouleau comme arbre de Noël, un divan, un fauteuil et une table basse.

3. Une maison de poupée
Source image : La Bible Urbaine

Une maison de poupée, c’est le compromis parfait entre amener une réflexion d’actualité, réfléchir à celle-ci et passer un bon moment. Toujours regarder des programmes engagés qui soulèvent des problèmes de société peut devenir lourd. Parfois on cherche à passer une soirée légère après une journée à cent à l’heure, sans pour autant tomber dans le programme de série Z.

Je ne vais pas assez au théâtre à mon goût. Cette pièce de qualité vous fait facilement regretter de ne pas y aller chaque mois, d’autant plus que la salle Fred Barry du théâtre Denise Pelletier est petite, donc intime et permet de percevoir chaque émotion de l’acteur. Pour finir je suis allée manger juste en face, au restaurant Chez Bouffe, qui vous offre un menu trois services (25$) sous présentation de votre billet de théâtre et c’était bien bon! Une belle petite sortie à faire qui de plus encourage la culture au Québec! On aime!

La pièce Une maison de poupée au théâtre Denise Pelletier jusqu’au 29 mars.

Source image de couverture: La Bible Urbaine
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Marie Pouzergue

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