Bouffe

Ces derniers temps, je me sens un peu comme Homer Simpsons… quand je pense à manger un truc sucré, je n’ai qu’un mot en tête… BEIGNES!!!! Je suis revenue de la Côte ouest-américaine, plus précisément de Portland en Oregon avec de savoureux souvenirs de beignes. Avant ce voyage, les beignes n’éveillaient rien de particulier chez moi, car j’avais en tête des beignes de grandes chaines ou ceux souvent trop secs du temps des fêtes qui ne sont savoureux qu’une fois trempés dans une boisson chaude. Portland a tout changé!

(À lire: La gastronomie au coeur de Charlevoix)

The Holy Donut

Lors d’une visite rapide dans l’autre Portland, celui du Maine, à la fin de l’été, je voulais valider si on pouvait en trouver d’aussi bons. Après quelques recherches rapides sur le web, je me suis rendue au Holy Donut. Le bleuet était à l’honneur comme nous étions à la mi-août. D’ailleurs, tous les commerçants semblaient en mettre partout. J’avais l’impression qu’on essayait de voler au Lac-Saint-Jean son titre incontesté de maître du bleuet (pas question que je leur accorde ça!!). À première vue, la conception des beignes du Holy Donut est assez classique, pas de décoration outre mesure, sobriété efficace. Des beignes dans leur plus simple habit, qu’ils soient simplement enrobés de sucre et cannelle ou glacés aux bleuets (est-ce que je vous ai dit que c’était la saison des bleuets?) Ma coconut dancing de 7 ans et moi, nous nous sommes empressées d’en déguster un sur le champ. Un beigne citron et bleuet! Miam! L’enfant et l’adulte s’en sont trouvées ravies. Ils étaient frais, assez légers (ça reste des beignes gang!) et délectables!  Le reste de la douzaine a été dégusté sur notre galerie de Limoilou le soir même avec les voisins. 30 minutes plus tard, il n’en restait plus. C’est assez parlant !

St-Henri Microtorréfacteur

Le St-Henri Microtorréfacteur est bien plus qu’un café où passer du temps pour étudier, procrastiner, jaser avec des amis, puisqu’on peut en plus y déguster ladite pâtisserie. Le charme du St-Henri réside, quant à moi, dans sa luminosité exceptionnelle. Les grandes vitrines permettent de tirer profit au maximum de la lumière naturelle, et ce même par temps gris. Mais bon, revenons à notre sujet d’intérêt. Les beignes du St Henri Microtorréfacteur du quartier St-Roch ont longtemps été intrigants pour moi, car je n’arrivais tout simplement pas à y goûter. Chaque fois que j’avais envie d’un beigne (ce qui n’arrivait que très peu avant l’été), il n’y en avait plus. Signe d’une popularité certaine et ce qui ne faisait qu’augmenter ma curiosité à leur égard! Ce n’est donc que cet été, au hasard d’une balade en plein dimanche avant-midi que j’ai enfin pu les savourer. Oui oui des beignes un dimanche matin! Accompagnés d’un café, c’était presque légitime! Le St-Henri offre toujours quelques saveurs de beignes véganes. On les aime d’amour juste pour ça! Le format est, selon mes goûts personnels, bien suffisant. Un beigne rassasie sans produire trop de culpabilité par la suite. Leurs saveurs se déclinent dans des variations classiques (vanille, citrouille et épices) tout comme un peu plus funky (betteraves et mangues par exemple).

Beiko

Alors que jamais je n’aurais fait de détour pour des beignes, me voilà à passer par Ste-Foy pour aller découvrir Beiko La boîte à beignes. Nouvellement ouvert depuis quelques semaines, c’est le nouvel endroit sucré de Québec. Les beignes se déclinent dans des versions qui nous font toutes saliver à leur simple énonciation; érable de bacon, biscuits et crème, espresso et fudge, matcha. La pâte serait selon ce qu’on en dit végane, mais ce n’est pas, par contre, le cas de toutes les garnitures. Il y a tout de même possibilité de déguster certaines saveurs qui sont complètement véganes. Le beigne qui a obtenu la palme de mon côté fut le framboise et chocolat blanc. Pour avoir goûté plusieurs saveurs, c’est la délicatesse de ce dernier qui s’est démarquée. Si vous aimez les grosses quantités, vous serez servis, les beignes sont immenses (particulièrement celui à la crème brûlée).  De mon côté, j’ai préféré partager et ainsi goûter à plus de saveurs. Ça, c’est moi et ma curiosité/gourmandise !

Tout au long de notre voyage sur la Côte Ouest, mon acolyte et moi n’arrêtions pas de nous dire à quel point nous étions gâtés par la qualité des produits que nous pouvions trouver dans nos endroits préférés de Québec. Le café du Nektar, le thé du Camellia Sinensis, les pokés du Bol et Pokés. Côté beignes, l’offre est de plus en plus intéressante, mais pas tout à fait égalée à mon avis. Que faire pour remédier à la situation? Il me reste à essayer de faire mieux par moi-même…et pour cela quoi de mieux qu’un cours? La Folle Fourchette du Vieux-Limoilou offre un atelier sur cette thématique en décembre…je vous redonne des nouvelles de mes confections qui j’espère seront délicieuses, car clairement elles ne se démarqueront pas par leur esthétisme connaissant mon peu de talent pour la finition!

Bons beignes!

Source image de couverture: Unsplash

 

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Christine Lavoie

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