Arts Arts de la scène

Jeudi était la première de Giselle, le quatrième ballet de la saison 2018-2019 des Grands Ballets Canadiens. Créée en 1841, cette pièce d’une beauté singulière, qui fait partie du répertoire classique, n’avait pas été présentée par Les Grands Ballets depuis 20 ans! Fidèle à l’image populaire du ballet, on y retrouve pointes et tutus blancs! Dans Giselle, ce sont des tutus « romantiques », ceux qui sont longs et qui se terminent aux mollets, par opposition aux tutus « classiques » qui sont raides et qui s’étirent vers l’extérieur.

À mon avis, la première chose à savoir quand on va voir un ballet, c’est qu’il est important de lire le synopsis de la pièce dans le feuillet qu’on nous remet à l’entrée. Sans le synopsis, on peut très bien apprécier le talent des danseurs et la splendeur du spectacle, mais le synopsis permet de bien comprendre ce qui se passe sur la scène et d’ajouter une couche de profondeur et d’émotions à l’expérience.

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Source image: Gabrielle Provost

Giselle, c’est une histoire tragique qui mélange le réel et le fantastique. Dans le premier acte, on voit Giselle, une jeune paysanne, vivre une histoire d’amour avec Albrecht. Cette histoire se termine par une trahison qui la fait sombrer dans la folie jusqu’à en mourir. Ce que j’ai particulièrement apprécié de cet acte, c’est l’ambiance. Dès l’ouverture des rideaux, on se sent transporté dans un autre univers par la musique de l’orchestre et par l’énorme écran de projection fait de longs rubans, qui habille le fond de la scène.  

grands ballets giselleSource image: Les Grands Ballets

Dans le deuxième acte, on voit Giselle parmi les morts, qui est témoin de l’ensorcellement de celui qu’elle aime et danse pour le sauver. Cette deuxième partie est de loin la plus percutante, ne serait-ce que par la quantité de ballerines qui dansent simultanément sur scène. Leur grâce est tout simplement envoûtante. J’ai été tout particulièrement impressionnée par la pointe parfaite de Giselle lors de ses arabesques et de l’espace qu’Albrecht pouvait parcourir en seulement trois sauts. 

Je sors de ce spectacle émerveillée et émue, tout comme l’amie qui m’accompagnait pour qui c’était le premier ballet qu’elle avait la chance de voir. Le ballet, c’est accessible, il faut simplement s’arrêter un moment et se laisser emporter.  

D’ici au prochain spectacle, je retournerai sagement travailler mes positions de base en m’imaginant que je suis aussi bonne que ces danseurs! Pour ceux et celles qui sont intéressés à essayer le ballet, Les Grands Ballets Canadiens offrent des cours pour les amateurs à travers Les Studios. Je vous recommande également les cours décontractés de chez BalletHop.

Source image de couverture: Les Grands Ballets
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