Arts

Depuis mes premières années de vie, les livres ont toujours fait partie de moi. Plusieurs sont partis et d’autres sont rentrés. Quelques-uns ne sont pas finis, mais la très grande majorité ont été lus jusqu’à la dernière page. Certains ne nous marquent pas alors que d’autres oui. Un qui m’a marqué et que je conseille est En route vers nowhere, premier roman de l’auteure, journaliste et rédactrice québécoise Sophie Laurin.

En route vers nowhere se résume, selon moi, par une amitié de 11 ans (de l’été 1996 à l’été 2007) entre Sara et Sébastien qui vont décider de partir de Montréal en roadtrip avec Lucette, la nouvelle-vieille voiture de Sébastien. Durant ce voyage dans le Québec, des nouvelles rencontres, du manque de sommeil, des chambres d’hôtels pas chères et du ronflement de Sébastien, des mets préparés un peu louches pour finalement aller au casse-croûte et des conversations allant du passé au futur en passant par la catégorie de tout et de rien, seront au menu dans ce livre.

 

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J’ai adoré ce livre, car je me suis reconnue dans leur amitié gars/fille, dans leurs péripéties et dans leurs conversations. Reconnue, car mon meilleur ami est un garçon avec qui plein d’anecdotes et de péripéties sont arrivées, que ce soit à travers un voyage au Portugal ou deux étés au Festival d’été de Québec. C’est à se demander si nous aussi, «nos cerveaux se soustraient quand on est ensemble». Les messages qu’on s’envoie, aux tons souvent ironiques et humoristiques, sont presque semblables à ceux des personnages. Aussi, les conversations de Sébastien et de Sara ressemblent à celles de moi et mon meilleur ami, car on parle de tout et de rien. En fait, ce livre m’a fait encore plus prendre conscience que je ne veux pas perdre cette amitié si unique et c’est pourquoi je l’ai dévoré.

Ce livre est pour tous; autant ceux qui aiment, que ceux qui n’aiment pas lire, des adolescents jusqu’aux parents et peut-être même aussi des personnes âgées, aux personnes comme moi qui ont une amitié gars-fille ou une du même sexe. Pour tous, car tout ce qui peut tuer le goût de lire : les écritures petites, des détails en grandes quantités et superflus, des changements de lieux radicaux, beaucoup de personnages, la possibilité de ne pas se situer dans le temps et l’intrigue perdue dans les détails, tout cela ne se retrouve pas dans ce roman. Tout ce qui s’y retrouve est une intrigue facile à suivre, une indication de lieu, de temps et de personnages, des écritures de bonnes tailles, des détails juste assez pertinents pour donner une valeur particulière à l’histoire, un langage qu’on comprend parfaitement et un sentiment d’attachement envers Lucette, qu’on espère voir terminer la route.

 

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En terminant, c’est juste ce qu’il faut pour se rendre au bout de la dernière page, pour peut-être donner le goût à ceux qui veulent faire un roadtrip et donner envie de se remémorer des souvenirs pour ceux ayant déjà fait une expérience comme celle-ci.

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Coraly Guillemette

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