J’aime bien les proverbes, j’en ai tout un tas sous le coude que je sors quand ça s’y prête. Je les adapte même à ma sauce ; je suis au café ce que Nietzsche était à la musique. Ou encore je reprends souvent ce que Buddha à un jour dit, soit qu’il n’y a qu’une seule journée qui existe, aujourd’hui, hier et demain n’étant pas réels. Je motive aussi mes troupes à la maison avec une citation d’Eleanor Roosevelt, disant qu’ils doivent faire les trucs qu’ils se croient incapables de faire. Bref je pourrais continuer des heures durant. 

Je suis aussi adepte d’histoires pour imager une situation

Comme celle des deux oiseaux fous amoureux qui se marièrent par une magnifique journée d’hiver. Ils étaient heureux, blottis l’un contre l’autre sur une branche de sapin jusqu’à ce qu’un flocon, le poids de UN flocon vienne tout faire basculer et casse la branche, les faisant tomber. Pourquoi ce flocon ? Et pas ceux d’avant ou d’après ? Et si les oiseaux, d’un froissement d’ailes, avaient fait tomber la neige ? Il y a plein de trucs qui arrivent et on ne peut trouver des réponses à chaque question que nous nous posons, il nous faut continuer en ne sachant pas…

Une autre que j’ai sur le bout des lèvres est celle de la décapotable. Une jeune femme s’achète une décapotable rouge, elle l’adore, roule partout cheveux au vent. Elle rencontre un homme de qui elle tombe follement amoureuse, ils se promènent ensemble jusqu’à ce qu’elle tombe enceinte et doive la troquer pour une berline cinq places. Plusieurs années et trois enfants plus tard, elle doit se munir d’une minivan pour pouvoir transporter les sacs de hockey des gamins. La décapotable elle ? Elle l’aime toujours autant, mais elle a dû s’en départir, celle-ci ne cadrant plus dans sa vie. C’est la même chose avec les relations, parfois la vie nous amène ailleurs et ce n’est pas qu’on aime/apprécie plus l’autre, c’est seulement qu’on n’est plus à la même place.

La vie ne me rend pas nostalgique

La nostalgie est un sentiment qui s’acoquine à la tristesse. On regrette le passé, celui qu’on a vécu, ou une époque révolue. C’est la tristesse qui sourit, je trouve, la nostalgie. Un souvenir qui nous fait un clin d’œil.   La mélancolie qui nous prend par la main.

J’ai toujours eu envie de tout essayer, de tout vivre. Pourtant la nostalgie elle  ne me séduit pas, je la laisse aux autres. J’ai voulu tous les rôles, mais celui de revenir en arrière, les yeux tremblants ne m’a jamais intéressée. Est-ce pour ne pas sentir, ressentir ?

Il existe, dit-on, six chapeaux de réflexion

Le chapeau des faits, celui des émotions/intuitions, celui des avantages, de la créativité, de la prise de recul et finalement celui des risques et de la critique. Tour à tour nous les coiffons, et ils font partie de qui nous sommes. Ils existent en une variété de couleurs infinies ; mais j’ai beau chercher, je n’en trouve aucun dans ma boite à chapeau couleur nostalgie. Albert Camus lui disait que « La pensée d’un homme est avant tout sa nostalgie »… Ça porte à réfléchir…

Image de couverture par Aaron Burden

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