Faits Vécus

Attention, ce texte n’a pas pour but de répondre à la question mentionnée ci-haut, mais bien de l’explorer de fond en comble à l’aide de questionnements.

Est-ce que ça t’es déjà arrivé d’être confronté à un gros dilemme dont tu n’arrives pas à gérer seul? Alors, là tu demandes des conseils à tout le monde de ton entourage, mais personne ne peut t’aider? Ça t’angoisse et t’as de la misère à dormir paisiblement la nuit, alors que t’as même pas pris ton Venti quadruple macchiato au caramel?

Présentement, je suis exactement dans la même situation que toi et ça me frustre parce que je ne suis pas capable de mettre mon cerveau à off tant que j’aurai pas trouvé la solution. Je t’explique un peu. Depuis le début de mon secondaire, mon rêve c’est d’aller en Australie. J’aurais pu dire depuis ma tendre enfance, mais ça aurait été un mensonge étant donné qu’avant, mon rêve ultime c’était d’aller à Walt Disney World en Floride, tsé le big parc d’attractions dans lequel on peut rencontrer les vraies de vraies princesses? Revenons à nos moutons. Bref, j’ai l’opportunité l’hiver prochain d’aller étudier au pays des kangourous pour ma dernière session à l’université. Je t’entends dire dans ton salon : Allez, vas-y qu’est-ce que t’attends? On s’entend que malgré les excellentes universités en Australie, mon objectif premier, c’était peut-être plus chiller sur les plages, faire du surf, me familiariser avec la flore et la faune exotique, mais tsé une belle occasion de parfaire ton anglais assez basic, ça ne se refuse pas, tu vas me dire.

carte australieSource image: Pexels

Je ne sais pas si t’as déjà remarqué, mais j’ai réalisé que beaucoup d’étudiants qui partent en échange n’ont pas nécessairement de chum ou de blonde, d’attache émotionnelle vive. Le problème, c’est que j’ai un copain et ça fait assez longtemps qu’on vit ensemble au quotidien dans le même appartement. À chaque soir, on se raconte nos journées, on jase de tout et de rien, bref c’est mon mien et je suis certaine de vouloir finir ma vie à ses côtés. J’angoisse juste à l’idée de l’abandonner à son triste sort pendant quatre longs mois. Je me sens tellement coupable. J’ai l’impression que j’ai pris ma décision sans l’inclure dans mon plan puisqu’il ne peut me suivre dans ce pays. Tout d’un coup qu’il se fait une nouvelle blonde pendant mon absence? Tout d’un coup qu’à mon retour, l’un de nous deux n’aime plus l’autre? Tout d’un coup que ça ne marche pas notre relation à longue distance, qu’on se chicane et qu’on décide de se séparer? On va se le dire : si je décide de partir, je vais être totalement seule avec mes émotions et je vais pleurer le soir dans ma résidence avec en prime la solitude qui envahit tout mon être. Ben oui, je suis probablement un peu dépendante affective et c’est pourquoi je me questionne beaucoup étant de nature réfléchie. On va pouvoir skyper, mais ce n’est pas la même chose que d’avoir des câlins.

Personne ne peut m’aider dans ma décision parce que moi seule sait ce qui est bien pour moi. On doit être capable de vivre en paix avec son choix. Je finis avec une citation d’Aristote, le dude de tes cours de philo, parce qu’honnêtement, je suis pourrie pour faire une conclusion, alors elle va comme suit : « l’ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit. »

Source image de couverture: Pexels
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Bianca Lalanne Rousselet

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