Faits Vécus

Le VPH est à la base un virus assez commun. Souvent, les enfants l’auront contracté assez tôt, c’est ce qu’on appelle communément les verrues. On en retrouve sous les pieds, les mains, le visage, mais aussi sur les parties génitales. Il existe plus de 200 types de VPH. Chacune ayant ses propres particularités. Chaque VPH a son numéro pour les différencier. Présentement, on parle beaucoup des VPH génitaux, ceux pour lesquels on donne un vaccin aux jeunes filles.

Il existe environ 40 VPH qui s’attaquent directement aux zones génitales. Une partie de ces 40 VPH vont provoquer ou non des condylomes (des verrues génitales) et une autre partie vont s’attaquer au col de l’utérus chez la femme et vont faire muter certaines cellules saines en cellules cancéreuses. Le vaccin que l’on donne aux femmes les protège contre 4 à 9 sortes de VPH, les plus communs et les plus dangereux au Québec (ceux causant le cancer).  Un peu comme l’herpès, beaucoup de personnes contracteront un type de VPH au cours de leur vie. On estime que ce sera environ 75%.

75% c’est un gros chiffre. On pourrait s’attendre à retrouver chez nos partenaires des verrues plus fréquemment. On peut s’imaginer d’énormes boutons en chou-fleur sur nous-mêmes ou notre partenaire.

choufleurSource : Pixabay

La réalité est toute autre. Dans la majorité des cas, les verrues, on ne les voit pas. On peut à peine les sentir du bout des doigts. C’est le médecin qui arrivera à les déceler. Même si elles sont toutes petites, elles sont très contagieuses. Il faut donc s’en débarrasser. Il existe plusieurs manières de le faire selon le médecin, mais la plupart du temps c’est l’azote qui va s’occuper du problème. Si cette phrase vous fait peur, je vous conseille d’éviter d’attendre avant d’aller voir un médecin. Plus on attend, et plus le condylome grossira et plus il sera difficile de le retirer.

Un VPH peut développer des verrues sans développer un cancer tandis qu’un autre passera inaperçu jusqu’au jour où le diagnostic de cancer du col de l’utérus tombera.

VPHSource

Les VPH qui causent le cancer du col de l’utérus évoluent assez vite. C’est pourquoi à partir de 21 ans toutes les femmes, même celles ayant eu le vaccin doivent impérativement passer un PAP test. Ce test permet de déceler la présence de cellule anormale au col de l’utérus (c’est l’entrée de l’utérus au fond du vagin). Si des cellules anormales sont décelées, la femme est dirigée vers une colposcopie à l’hôpital pour plus d’investigation (colposcopie = biopsie du col de l’utérus et biopsie = on doit vous retirer un ou plusieurs morceaux du col pour analyse). La suite dépend de son gynécologue et des traitements utilisés contre le cancer et son stade.

En 2017, il existe énormément de cancers. En tant que bénévole pour la plateforme parlonscancer.ca, je lis plusieurs messages touchants et souvent difficiles chaque semaine de personnes vivant avec le cancer et leurs proches. Nous avons la chance d’avoir au moins un moyen efficace de prévenir un cancer féminin. Si vous avez l’opportunité en tant que femme et mère, je vous suggère de vous faire vacciner et de faire vacciner vos enfants, autant filles que garçons.

Les jeunes garçons et hommes ne peuvent développer de cancer du col de l’utérus puisque l’organe en question leur est manquant. Ils peuvent par contre être protégés contre les condylomes et contre le risque de transmettre potentiellement un cancer à toutes les femmes avec lesquelles ils auront une relation sexuelle.

Pour des questions concernant le VPH et autre ITSS, n’hésitez pas à m’écrire : [email protected]

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Jade Cousineau

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