Faits Vécus

Nous sommes mercredi. Après quatre jours agités au travail, me voilà enfin en congé. En fait, pas tout à fait! Mis à part de porter l’étiquette d’une employée à temps partiel, je suis également une étudiante à temps plein au Baccalauréat en communication. Finissante, je tiens à le préciser! Donc, mes mercredis sont souvent consacrés à faire des tâches ménagères, à compléter des travaux universitaires et à me connecter sur Zoom, afin de suivre mon cours de rédaction et de communication publique.

Sûrement que, lorsque je vous ai mentionné qu’aujourd’hui je suis en congé, vous aviez pensé à autre chose. Un congé atypique, mais je ne me plains pas. Ma mission d’aujourd’hui consiste à rédiger avant mon cours, un plan de communication. Une tâche facile en temps normal, surtout pour une finissante. Toutefois, cela fait quelque temps que je souffre d’un symptôme aussi terrible que celui du cœur brisé, nommé le manque d’inspiration.

manque inspiration ordinateur rédactionSource image : Unsplash

 

Je vous résume cet état d’esprit pour ceux qui n’y seraient pas familiers. Cela commence souvent avec une page blanche. Je pose mes mains sur le clavier de mon ordinateur, je tente d’écrire quelque chose, mais la phrase ne me plaît pas, donc je l’efface et je recommence. Ce premier stade dure souvent un instant. Ensuite, les mains moites embarquent, le battement de mon cœur s’accélère et un mal de tête m’assomme, car j’essaie de forcer les idées qui, à la base, ne sont pas là.

Tout cela est digne d’une tragédie écrite par William Shakespeare. Il y a mille et une raisons pour lesquelles je peux me retrouver dans cet état. Est-ce à cause de la distraction, de mon manque de concentration ou de la fatigue? C’est sûrement la fatigue! De plus, l’arrivée de la Covid-19 ne m’a pas aidée à accroître ma motivation. Je décide de prendre une pause et de fermer mon écran. Mon cours est à deux doigts de commencer. Je vais dans la cuisine pour me changer les idées et je reviens assez vite pour un marathon de cours d’une durée de trois heures.

Cependant, aujourd’hui, notre professeur nous propose quelque chose de différent. Il a invité une professionnelle afin de nous parler de la grammaire. Au début, je grince des dents, mais, très vite, je me rends compte que c’est très intéressant. À vrai dire, le dernier cours de français dont je me souviens remonte à mes années de secondaire et, ces années-là, je ne suis pas trop égayée de me les remémorer.

Toutefois, je tiens à préciser comment ces deux simples cours de français, ceux du secondaire et de maintenant, sont comme le jour et la nuit. Je n’ai jamais rencontré une personne qui était aussi passionnée par le français. Le cours tire à sa fin et je pouvais ressentir mes forces revenir. Il est 22 h 00, je me suis déconnectée de Zoom, mais reconnectée à ma plume. Je suis prête à écrire et plus rien ne va m’arrêter. Sur ce, je vous laisse, mon plan de communication m’attend.

Source image de couverture: Unsplash

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Marie-Charlette Mfera

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