Arts de la scène Musique

Alors que la saison des festivals est bien entamée, on ne peut que remarquer le manque de diversité dans la programmation des événements EDM. En quête de savoir, j’ai recherché des DJ femmes qui proviennent de notre province québécoise et j’ai fait une liste de cinq d’entres elles qui valent la peine d’être écoutées!

Avant de me lancer, il est important que je souligne quelques points sur ce sujet plutôt tabou. En surfant dans Internet afin de trouver des informations pour l’article, je suis tombée sur cette citation qui m’a secouée : « Des 250 artistes EDM venant pour les trois jours du festival, 5% sont des femmes. J’aimerais qu’il y ait plus de choix, mais je n’inviterai pas une femme à performer simplement parce qu’elle est une femme. Je n’insulterai pas une femme en faisant ça. Nous invitons des artistes seulement basé sur leur musique, non leur genre. » C’est le producteur exécutif de l’Ultra Festival à Miami, Adam Russakoff, qui avait lancé ces propos en 2014. Malgré que cinq années se sont écoulées, ce genre de mentalité persiste.

Mon cher Adam, le problème vient du fait même que des gens comme toi proclament ces paroles teintées de faussetés. En fait, la source du problème se trouve justement là. En ne donnant pas de visibilité toi-même aux femmes, tu as ta part de responsabilité dans cette affaire. C’est une forme de sexisme ignorant. Tu crois bien faire, mais ton manque d’informations te rattrape. Inconsciemment, tu as choisis des hommes en pensant que tu ne jugeais que par leur musique, mais qu’en est-il vraiment? Ta position dans l’industrie te permet de pallier au manque des femmes dans le monde de la musique électronique. Le problème ne vient pas du manque de talent des femmes, mais bien du manque de visibilité qu’on leur accorde.

Il suffit d’ouvrir l’oeil pour facilement réaliser que les femmes sont en minorité dans l’industrie et c’est pour cette raison qu’il faut les souligner.  Même si cela implique d’être influencé par leur genre. En plus, celles que je vais vous présenter viennent d’ici! C’est parti!

1 – Misstress Barbara

À propos : D’origine italienne, elle est arrivée à Montréal lorsqu’elle avait huit ans. C’est depuis 1996 que sa carrière a débutée et depuis, elle fait non seulement tourner les disques, mais elle est aussi productrice.

Des infos cocasses : En plus de son talent pour mixer, elle possède un diplôme en communication cinéma, sait conduire un avion, est capitaine et instructeur de bateau, joue de la batterie et joue au tennis de façon compétitive.

Où aller la voir : le 16 juin à Oasis, le 23 juin au Stereo Bar, le 1er septembre au Piknic Électronik et le 28 septembre à PY1.

Son site : Misstress Barbara

2 – Joumana

À propos : Elle est l’une des artistes de Montréal qui gagne le plus rapidement en popularité. Elle est d’origine libanaise et son parcours musical à commencé lorsqu’elle était enfant et jouait du piano.

Des infos cocasses : Quand on lui a demandé quelle serait sa salle de spectacle de rêve, elle a affirmé que pourvu que la foule soit là pour la musique et soit ouvert à recevoir l’énergie qu’elle déploie, l’emplacement n’a pas d’importance.

Où aller la voir : le 21 juin à PY1, le 7 juillet au Piknic Électronik, le 13 juillet à AIM, le 27 juillet au Club Pelicano et le 4 août au festival Illusion.

Son site : Joumana

3 – BLOND:ISH

À propos : Populaire sur la scène internationale, elle fut invitée à performer à Tomorrowland, Burning Man, Scorpio et WooMoon. De quoi être fière qu’une Montréalaise soit aussi populaire à travers le monde!

Des infos cocasses : La cause environnementale lui tient à coeur. La prestigieuse BBC à même publié un article sur l’artiste soulignant qu’elle souhaitait un spectacle zéro-déchet. C’est un projet d’envergure qui a le mérite d’être suivi.

Où aller la voir : Si vous voyagez en Europe, vous pouvez allez la voir en Allemagne et en Espagne. Aussi non, il faudra être patient pour son retour à Montréal!

Site web : Blond:ish

4 – Tizi

À propos : Elle performe du house groovy et funky avec des tendances de Hip-Hop. Ce n’est pas sa polyvalence qu’elle a réussi à acquérir sa renommée. Passant du BeachClub à l’Igloofest, du Piknic Électronik à Escapade et même par l’Île Soniq, Tizi a fait son apparition dans chacun de ces festivals bien connus.

Des infos cocasses : Elle a été la directrice de la logistique pour le festival MetroMetro qui a eu lieu en mai dernier.

Où aller la voir : Selon les dernières nouvelles, elle ne sera pas à Montréal de si tôt. Si toutefois la distance ne t’effraie pas, elle sera à Chicago le 15 juin au Taste of Randolph Street.

Son site : Tixi

View this post on Instagram

💥 GRANBY, PINCEZ-MOI QUÈ'QUN

A post shared by TIZI (@djtizi) on

5 – Shaydakiss

À propos : Un mélange entre le house, techno, funk et disco, elle a fait une panoplie de festivals différents. En voici quelques-uns : Osheaga, AIM, Juste pour rire et le festival International de Jazz. Cette variété est à souligner puisque rares sont ceux qui peuvent avoir dit faire autant de genres de musique différents.

Des infos cocasses : En 2012, elle a été présentée dans les pages du Fashion Magazine canadien comme l’une des 12 femmes canadiennes influentes qui attire l’attention à travers le pays et le monde entier.

Où aller la voir : pour l’instant, aucune date ne semble affichée, quoiqu’elle a publié de nouveaux mixes sur sa page SoundCloud. Il faut dire qu’elle arrive bientôt à terme de sa grossesse alors on comprend sa pause nécessaire des soirées en boîte.

Son site : Shaydakiss

En espérant que cet article ait pu vous inspirer à aller rechercher davantage sur les artistes femmes de chez nous, je vous souhaite un bel été et plein de merveilleuses soirées à danser jusqu’aux petites heures du matin!

Source image couverture : Unsplash
-->
Un article de
Lucie Fortin's Avatar
Lucie Fortin

Le Cahier a la chance de compter sur une équipe de collaborateurs spontanés. Pour en faire partie, écrivez-nous à [email protected]!

Mes articles 
Articles suivants
Article Featured Image

Mon récit de bal des finissants