Faits Vécus

Je n’aime pas vraiment écrire des choses qui exposeront ma vulnérabilité au grand public, mais je me suis dit aujourd’hui que ça me ferait du bien d’exprimer par écrit mon chemin parcouru.

Alors j’écris, sachant très bien qu’il ne lira pas ceci. Je ne sais pas si je veux qu’il me lise, de toute façon. Il regarderait probablement le titre en soupirant, en se disant à lui-même qu’il a d’autres choses à faire.

Mais je suis rendue à un point ou je ne me soucie plus de son opinion. Avant qu’il arrive dans le décor de ma vie, j’allais bien, j’étais indépendante, célibataire et je vivais bien dans ce rôle. Mais les mois passés ensemble se sont transformés en années et je l’ai laissé rentrer dans la coquille de mon petit monde, celui que je laisse peu de gens accéder.

Il faisait maintenant partie de moi, nous étions des confidents, des meilleurs amis, des amoureux. Des opposés qui se complétaient l’un l’autre. Il est adonné que j’ai vécu les moments les plus difficiles de ma vie alors qu’il était à mes côtés. Mais il restait là, il était la seule chose stable dans ma vie pendant des années. Mon pilier de réconfort. Il me redonnait confiance en moi quand j’en avais besoin, me donnait de l’amour à en revendre puis me stabilisait quand les autres sphères de ma vie tremblaient.

couple équipe coucher de soleil amourSource image: Unsplash

J’ai appris à lui donner un rôle que je ne remplissais plus pour moi-même. Je n’aurais pas dû.

Je n’aurais pas dû car du jour au lendemain, je me suis retrouvée sans plus personne pour remplir ce rôle d’amour, de réconfort et de confiance. J’ai perdu ma source de stabilité et un vide s’est créé.

Ce n’est qu’à ce moment que j’ai réalisé l’ampleur de ce rôle que je ne faisais plus pour moi-même.

On connaît tous l’adage un peu ennuyant « Tout arrive pour une raison ». En effet, il est ennuyant car tu remarqueras qu’on se le fait seulement répéter quand ça va mal dans nos vies. Pour ma part, j’avais envie de partir à courir et déménager à l’autre bout du continent plutôt qu’entendre cette citation (bien évidement les frontières fermées dues au COVID-19 m’ont restreinte dans mes plans, oh well).

Car sur le coup, on n’a pas nécessairement envie que cette situation « arrive » peu importe la raison soit-elle. Mais pourtant avec le temps, on réalise qu’elle est là, la raison, enfouie quelque part.

De mon côté, cela fait deux mois que j’apprends à me compléter moi-même comme je le faisais auparavant. Ce ne fut pas facile au début, mais c’est fou à quel point je suis fière de moi lorsque je regarde en arrière pour contempler le chemin parcouru. Je n’ai jamais été aussi forte que je le suis aujourd’hui. J’ai tranquillement passé d’une femme misérable en peine d’amour à une femme indépendante qui réalise sa valeur, puis qui se soucie de moins en moins de l’opinion des autres. Et je continuerai de me découvrir sur ce chemin.

femme bonheur confiance dosSource image: Unsplash

Évidemment, j’ai des moments de faiblesse de temps à autre car des émotions, ça ne s’éteint pas du jour au lendemain, mais je me suis même surprise à dire cette semaine à quelqu’un: « Mais mon dieu que je suis bien par moi-même! ».

Car on va se le dire… J’aime bien les hommes, mais des fois une pause ça fait du bien.

C’est vraiment cheesy à dire, mais j’ai réalisé que c’est moi, le pilier inébranlable dans ma propre vie, je ne devrais pas donner ce rôle précieux à personne d’autre.

Et lorsque le temps viendra d’être en couple à nouveau, je veux quelqu’un qui sera aussi fort et déterminé que moi, d’un partner plutôt qu’une moitié.

Source image de couverture: Unsplash
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Sabrina Bélanger

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