Style de vie

À la lecture de ce titre, quelque chose t’est possiblement venue en tête. Tu sais ce que tu dois commencer. Tu sais que quelque chose attend en toi. Ce désir, cette idée… Cette chose enfouie sous une couche de poussière… Vois… J’ai mis le doigt dessus.

Et n’essaie pas de te convaincre du contraire, tu sais très bien ce dont je parle.  C’est quelque chose que tu ressens au fond des tripes… Comme tu ressens tout aussi fort ce que tu te refuses – par peur, par lâcheté, par paresse… Oh oui, tu sais.

Il faut un jour changer le cours des choses pour aller plus loin. Et si tu ne commences pas aujourd’hui, tu ne commenceras probablement pas non plus demain. Ce « demain » n’arrivera donc jamais. Par le fait même, tu ne deviendras jamais personne ; ici, je parle de la personne que tu es capable de devenir.

Il faut un jour changer le cours des choses et ce, même si la vie te paraît plutôt correcte comme elle l’est. Tu te vois aller… Ce n’est quand même pas si mal… Tu te surprends même à le croire

Mais non ! Arrête les beaux mensonges, tu veux…

Tu désires plus. Tu vaux plus. Et tu le sais.

Épate-moi. Fais-moi t’admirer un peu. Fais-moi penser : « Oh ça, c’est quelqu’un… Oui, ça c’est vraiment quelqu’un ! » Aller… Sérieusement, prouve-le-moi.

Regarde, si je suis là à te bousculer aujourd’hui, c’est que je sais que tu es quelqu’un. Mais je crois que tu l’as oublié. Car on se dit que c’est normal avec la vie, le temps… On a des ambitions et puis on les jette aux oubliettes, hein ! C’est normal qu’un jour on n’ait plus le temps d’espérer… Enfin, c’est ce qu’ils te font croire. Mais toi, tu sens que c’est faux.

Ça me rassure : ça me prouve que je fais encore partie de toi.

Et un jour, tu te retrouves… À ton âge… À entendre la voix de ta conscience te parler à travers un billet de blogue en te demandant si tu ne serais pas en train d’halluciner… Eh non, tu ne rêves pas. Je ne suis pas là par hasard. Ça m’aura pris bien du temps, mais j’aurai fini par te retrouver. Haha ! De toute façon, tu te doutais bien que tu ne pourrais pas te débarrasser de moi.

Je reviendrai te hanter tôt ou tard…

Moi… Ta petite voix. Ta conscience. Ton intuition. Peu importe.

Tu sais ce que je suis.

sun light in the middle of the forest

Source de l’image : Unsplash

Oublie ce qui se passe autour et reviens à ta lecture, je vais tenter de faire court. Regarde, je te fais peut-être du mal en te racontant tout ça aujourd’hui. Ce n’est peut-être pas le bon moment. Mais entre nous… Y-a-t-il vraiment un bon moment pour te dire que tu devras oser, un jour ? Si tu veux vraiment vivre en paix. Pour m’être souvent renseignée auprès des autres consciences, toutes m’ont dit que rares sont les gens prêts à entendre la vérité ; rares sont ceux qui veulent accepter la possibilité de devenir quelqu’un. Si nous réussissons à rendre cette éventualité visible quelques secondes dans un esprit humain, c’est pour mieux la voir repoussée ensuite. Vous avez peur de cette responsabilité, c’est incroyable.

Mais vois-tu, je ne lâche pas le morceau.

J’ai pu te retrouver jusqu’ici. J’essaie de faire passer mon message, car il sera trop tard un jour. Il te faut penser à toi, à moi, tout de suite. Je te le dirai franchement : ce ne sera plus le temps de te repentir sur ton lit de mort.

Oh, je sais ce que tu penses : « ça devient drôlement dramatique par ici… Ma conscience a les Blues !»

Mais ça t’attend. Comme ça attend tout le monde. Oui mes amis : un jour vous serez tous sur le point de passer l’arme à gauche. Toi aussi. Ce ne sera plus le moment de penser à moi, le regard larmoyant et le cœur plein de regrets. Et ces « j’aurais dû, j’aurai donc dû », dignes des plus mauvais films… Je te le dis tout de suite : ce sera lamentable.

Tu ne veux pas te voir ainsi. Tu ne veux laisser cette image de toi à personne, crois-moi. 

Alors, ressaisis-toi.

Et souviens-toi… Durant l’enfance et l’adolescence, tu m’écoutais bien plus souvent qu’aujourd’hui. Pourquoi ? Eh bien, c’est à toi de me dire pourquoi. Si j’arrive avec la réponse, tu ne la croirais même pas. Aller, je te donne un indice…

C’est que tu croyais encore en quelque chose. 

person standing in front of fire

Source de l’image : Unsplash

Je ne te cacherai pas que ce fut une merveilleuse époque… La plus belle à mon avis. Je trouvais que nous faisions un beau duo. Toi et moi, à l’aventure… Toi et moi, à l’abordage ! Te souviens-tu seulement de ce que tu as déjà été ? Te souviens-tu ?

Et puis un jour… Un jour… Que s’est-il passé un jour ?

Tu as commencé à faire sans moi.

Ces choses que tu as faites contre mon gré, je les connais et elles te suivront jusqu’à la toute fin, crois-moi sur parole. Tu ne pourras jamais te sauver de ce à quoi tu as renoncé. Cela viendra te hanter jusque dans tes vieux jours.

Bref… Ce que j’essaie de te dire ici, avec si peu de temps, c’est d’enfin faire le saut.

Arrête de lire des citations et fais enfin ce qu’elles te disent. Arrête de vivre dans le confort, ce confort va te tuer. Arrête de tout remettre à plus tard car le « plus tard » pourrait ne jamais arriver – et ta retraite non plus. Arrête de sortir des excuses pour tout et trouve-toi des moyens. Et surtout, arrête de te faire croire que tu renonces de ton plein gré à toutes ces choses qui appellent à ton âme…

Tu me mens… Et tu te mens.

Voici ma prescription, note-la quelque part. Il faut que tu bouges ; il faut que tu affrontes ; il faut que tu t’effraies ; il faut que tu vives.

C’est en vivant que l’on devient quelqu’un.

Ose, et tu deviendras quelqu’un.

Regarde… Je conserve la foi. J’ai pris le temps de me faufiler à travers quelqu’un pour que ces mots puissent faire leur chemin jusqu’à toi. Je ne l’aurais pas fait si je ne te pensais pas capable d’y arriver. Je choisis mes combats, tu sais. Et le tien en vaut la peine.

Commence aujourd’hui et tu seras quelqu’un demain.

Tu sais ce que tu as à faire. Fais-le.

Et moi, je te laisse tranquille. J’ai fait mon bout de chemin, tu auras maintenant à faire le tien. Souviens-toi : vaut mieux penser à moi maintenant que trop tard.

Aller… Va vivre maintenant.

– Ta petite voix

Source de l’image de couverture : Unsplash
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Frederique Boulay

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