Faits Vécus

Perso, j’ai toujours vécu en banlieue. Je suis une fille de région. J’aime la proximité qui existe entre les gens qui y vivent. C’est vrai que tout le monde se connait en campagne! Quand tu as besoin d’aide ou que tu as besoin de te sortir du pétrin, tu peux compter sur ton voisin. En banlieue, il y a plus d’espace, plus de verdure et plus d’oxygène. Là, tu as aussi plus de chance d’avoir une cour extérieure avec accès à un cours d’eau.

Sauf qu’il y a des désavantages à vivre en région éloignée. Ce n’est pas toujours évident en ce qui a trait aux déplacements. Souvent, il faut prendre sa voiture peu importe l’endroit où l’on veut se rendre : pour aller à la pharmacie, à l’épicerie, à la crèmerie et ainsi de suite. Ce qui est vraiment pénible, c’est que l’on devient obligé de traverser des ponts si l’on désire faire une visite dans la grande métropole. À tes dépens, tu peux très sûrement être pris dans ce que l’on appelle le fameux trafic. Ce dernier peut devenir le début de ton arrêt de mort. Il te fait vivre de l’angoisse, il te fait paniquer et il te gruge l’estomac. Quand tu es prise plusieurs heures avec lui, tu te ronges les ongles et tu t’arraches les cheveux. Tu te permets d’envoyer chier ton voisin de char parce qu’il vient tout juste de te couper dans une manœuvre probablement illégale et plus vite qu’un hamster dans une cage.

Montréal Source image : Unsplash

Arrivée en ville, tu te rends compte qu’elle comporte plusieurs désavantages. Il y a moins d’espace pour vivre, respirer et s’oxygéner. C’est plus peuplé, il y a plus de bruit et de pollution sonore. Surtout, on y retrouve une multitude de facteurs de stress. On ressent parfois une certaine pression à y être et à se tenir debout. Il faut que tout se fasse très vite, comme le simple fait de traverser à un coin de rue. On sent le vent qui souffle un peu plus fort.

Ceci étant dit, la ville a aussi ses bons côtés. Depuis que j’ai fait le saut dans la grande ville, ma vie a changé et j’y trouve mon compte. Je marche sans cesse. Je ne compte plus mes pas, car je me déplace tout le temps à pied. Je fais donc beaucoup plus d’activités physiques qu’avant. J’utilise davantage les transports en commun et très rarement ma voiture. Je découvre des espaces verts à même la métropole. Je suis enchantée par toute la diversité qui m’entoure. Ma vie sociale a connu un méga boom. Il y a une tonne d’évènements ultras variés, plus intéressants les uns que les autres auxquels on peut participer gratuitement ou à moindre coût. Je me retrouve maintenant dans une mer de possibilités.

Je ne regrette en rien mon choix, puisqu’il me permet de m’épanouir de plus en plus à chaque jour passé en ville. En tant que jeune professionnelle et célibataire, le milieu urbain est très enrichissant. Tu te nourris d’expériences, tu t’inspires de la diversité et du multiculturalisme. Tu apprends à vivre dans une grande communauté. Tu grandis loin de ton petit patelin en gagnant de l’autonomie et de l’indépendance. Pourtant, tu te gardes une petite porte ouverte, dans l’éventualité où tu aurais envie de retrouver ta terre natale un jour ou l’autre.

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Claudia Meunier

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