Faits Vécus

J’ai récemment reçu un diagnostic assez alarmant lors d’un suivi de grossesse: parce que rendue à 33 semaines, pour une grossesse gémellaire, tout le monde autour souhaite des nouvelles après tes rendez-vous, c’est alors que la nouvelle se répand assez rapidement… À première vue, tout mon entourage a de bonnes intentions, par contre la plupart s’y prennent mal ou sont maladroits. Je dois l’avouer : j’ai un léger problème avec l’autorité. Quand le médecin me dit que je dois m’arrêter, me reposer, relaxer (bref, trois mots que j’ai énormément de difficulté à intégrer dans mon quotidien), j’ai de la misère à l’écouter s’il ne m’arrive pas avec des preuves, une explication, du concret quoi… Alors si toi, Madame ou Monsieur X qui essaie de me remonter le moral en me donnant un conseil, parce que tu as déjà vécu une grossesse (et là, je tiens à préciser une grossesse d’un seul enfant donc pas de jumeaux, une grossesse qui s’est rendue à terme, sans complication, sans nausées, sans restrictions) oses me dire: « bien voyons tu devrais faire ça…». Sache qu’il n’y a aucune chance que je t’écoute. À vrai dire, j’ai déjà arrêté de t’écouter au premier mot qui est sorti de ta bouche.

Alors un gros questionnement a resurgi en moi, quelle est la meilleure technique pour remonter le moral d’un proche, d’un ami, d’un collègue. Il est certain que l’approche diffère en fonction du lien étroit ou éloigné que tu entretiens avec la personne et aussi de l’ampleur de la nouvelle. Par contre, j’ai remarqué cette tendance :

Si on reçoit une mauvaise nouvelle, que ce soit médicale, professionnelle, émotionnelle, ce que la personne a besoin c’est d’un gros câlin, du positif, de l’amour, de l’attention, bref tout ce qui est réconfortant et chaleureux. Si tu n’es pas bon avec les mots, tu apportes un petit café, une tisane.  La personne sera touchée et appréciera le geste. Si, par contre, tu te débrouilles avec les phrases, les citations, que tu sois capable d’apporter une touche d’humour habilement ou juste un petit mot comme: « Je t’aime », si simple, mais si doux à l’oreille d’une personne qui n’a envie que de pleurer.

Les pires erreurs à commettre

Obliger l’autre à parler s’il n’en a pas envie. Laisse le temps aller, laisse son cœur s’ouvrir. Quelques fois, cette personne a besoin de s’isoler ou justement d’être entourée de gens, d’énergie positive sans devoir constamment parler de ce qui la pèse. Être tout simplement présent apporte ce réconfort.

Et voici l’apogée des choses à ne pas faire : revenir à soi, à ton petit toi, ton EGO, parler pour toi comme si tu voulais qu’on t’enregistre pour que tu te réécoutes le soir venu avant de te coucher. C’est fort désagréable, un peu comme se faire réprimander ou se faire dire: je te l’avais bien dit que ça finirait comme ça! Ces mots-là, on ne veut pas les entendre, alors garde-les bien cachés dans ton fort intérieur et répète-toi-les, seul à seul, si c’est pour te faire du bien.  Cette personne a besoin de positif, c’est elle qui ne va pas bien, sois à l’écoute de ses besoins. N’ assouvis pas ton propre besoin de te mettre en avant- plan.

Compte rendu? Le « je-me-moi » est à proscrire! L’écoute, la compassion, l’empathie sont primordiales. Si tu ne possèdes pas ces qualités, alors éloigne-toi d’une personne qui vit une peine et reviens la voir quand elle ira mieux! :)

Source image couverture: pexel
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Geneviève Asselin-Demers

Un mot pour décrire Geneviève : énergique. Toujours 1001 projets en tête, elle se lance toujours des nouveaux défis qu’elle complètera à coup sûr. Sportive...

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