Faits Vécus Lookbook

Plus je vieillis, plus je n’en ai rien à cirer des modes, plus les tendances me font soupirer et plus je me rappelle qui je suis à travers ce bruit qui nous entoure que ce soit en ligne, dans les pubs, les magazines ou le bouche-à-oreille de son entourage. En 2020, notre vie a été mise à rude épreuve avec la pandémie. Pour plusieurs personnes, les repères ont disparu, les habitudes se sont transformées et le quotidien est devenu un éternel recommencement en l’attente de la vie qui reprendra. On parlait de jours, puis de semaines et de mois. On aura finalement parlé d’au moins un an et nul ne sait quand cette fameuse vie d’avant sera de retour, si elle l’est un jour. Comme plusieurs, j’ai une petite voix qui a peur que cette vie ne revienne jamais et qu’on s’habitue aux nouvelles normes comme une manière de vivre. Je n’ai pas envie de ce monde aseptisé avec la peur que l’autre traîne sur lui un virus qui pourrait potentiellement tuer ceux que j’aime.

Je suis profondément chanceuse à travers cette pandémie. Je n’ai perdu aucun être cher proche de moi. Le coronavirus demeure une menace qui ne me touche pas de près. Mais qui m’a frappée tout de même et ce de plein fouet.

Le bonheur: plus si facile?

Le bonheur, je l’ai assez facile. Je vois généralement le bon côté des choses et j’aime me placer en mode solution au lieu de m’effondrer devant des problèmes. J’aime résoudre des énigmes plutôt que de les voir comme des montagnes. Mais, comme plusieurs, mon moral en a pris un coup avec la covid. Je l’ai trouvé long, le temps, même dans ma maison que j’aime tant avec mon amoureux duquel j’attends un premier enfant. Je les ai trouvées difficiles ces soirées sans mes amis et ma famille comme à l’habitude et je l’ai trouvé cruel cet hiver qui est arrivé en même temps que la fermeture des salles de sports et de la piscine, mes deux échappatoires quotidiens. J’ai, comme la plupart, dû me réinventer afin de trouver des alternatives pour me recentrer.

Prendre soin de soi est devenu vital

On parle souvent de prendre soin de soi, s’arrêter dans le tourbillon de la vie et de se gâter. 2020 nous a prouvé qu’il fallait aussi se réinventer dans la manière de le faire. Prendre soin de moi, ça a toujours été selon le dicton « work hard, play hard ». Quand je suis à Montréal, je peux faire des heures de fou au bureau, je travaille sans relâche et je mets mon coeur dans mes entreprises. Par contre, à chaque six semaines, environ, je pars en voyage que ce soit quelques jours ou des semaines pour décrocher, partir à l’aventure et retomber dans mon corps. Voyager pour moi, ça a toujours été la rencontre de l’inconnu, mais aussi de repousser mes barrières comme je suis une personne de performance. Entre les voyages, prendre soin de moi, ça a toujours passé par la pratique assidue de sport que ce soit au gym, à la piscine ou de dehors. Quand je sens que j’ai poussé ma machine à fond, j’ai décroché du travail et je me suis fait du bien.

2020 m’a forcée à revoir cela. Tomber enceinte, ça change ton corps et les capacités de ce dernier d’un coup. Une pandémie, ça te coupe tes billets d’avion et ça te ferme tes salles de sports… mais prendre soin de soi, on ne peut pas cesser de le faire ainsi.

Je me suis oubliée.

Je me suis mise à travailler sans arrêt, des heures de fou, comme si je gardais le rythme d’avant. Mais les pauses ne venaient jamais. Et cet été, j’ai flanché. Prendre soin de moi était devenu vital: mon corps et mon esprit me le demandaient plus que n’importe quoi d’autre. Un après-midi, je me suis assise sur mon coussin, dans ma piscine, avec un bon livre, loin du cellulaire et je suis tombée dans l’histoire d’un polar. J’ai dévoré je ne sais combien de pages avant de comprendre que ça me faisait du bien.

Parce qu’enfant, c’était lire qui me faisait oublier l’école et mes soucis d’enfant. Mais la Camille adulte avait oublié cela. J’avais laissé cette information cachée bien loin puisque je n’avais plus eu besoin de ce remède.

Puis, dans les semaines qui ont suivi, j’ai lu et j’ai lu et j’ai lu. Et mon humeur a repris le chemin du bonheur. J’avais trouvé comment prendre soin de moi en pleine pandémie.

camille dg rose buddha yoga

Et comment on prend soin de soi?

Il n’y a malheureusement pas de recette magique. J’ai trouvé la mienne: je fais du sport de chez moi (vélo avec Zwift, étirements, sport sur tapis) et du sport en plein air (ski de fond, raquettes), tout en continuant de lire. Par contre, ce sont mes techniques à moi. Il vous faut trouver les vôtres. Un bon bain? Un party de danse seule dans le salon? Un jogging malgré le froid? Peu importe, ces moments que l’on se réserve peuvent nous permettre de continuer à garder le sourire à travers ce début d’année moins joyeux qu’on ne l’espérait. Sur ce, je vais continuer de rêver à mon prochain voyage…

Le look:

Chandail – Rose Buddha

Legging – Rose Buddha

Lieu – Hôtel Le Crystal

Photos – Claudia Morin-Arbour

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Camille Dg
Fondatrice & Rédactrice en chef

Camille Dg est une femme d'affaires québécoise ayant fondé sa première agence de marketing web en 2008. Pionnière dans son domaine, elle fut l'une des...

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