Je connais beaucoup de femmes qui adorent être enceintes, je crois même que la société pense que c’est une norme. Dans mon cas, rendu au second trimestre de ma deuxième grossesse, je vous avoue que je déteste toujours ça. Voici pourquoi :

Symptômes de la grossesse

Il existe des chanceuses qui ne souffrent d’aucun symptôme de grossesse. Ce n’est pas du tout mon cas! Heureusement que le Diclectin (médicament contre la nausée et vomissement pour femmes enceintes) est prescrit par le pharmacien, car je ne pouvais plus m’en passer. Cette situation actuelle m’afflige de lourds inconvénients tels fatigue, nausée, vomissement, étourdissement, basse pression... J’ai dû ralentir toutes mes activités et freiner plusieurs de mes projets professionnels afin de prendre plus soin de moi.

Restrictions alimentaires

Je suis une foodie, me restreindre dans mon alimentation est un supplice. Surtout que j’ai d’énormes envies de manger des sushis et de boire de l’alcool. Compte tenu de ma fatigue, j’ai encore plus besoin de café et de matcha que d’habitude. Malheureusement, toutes mes consommations sont à présent limitées.

Changements physiologiques

Contrairement à plusieurs femmes asiatiques, ma physionomie enceinte refuse de rester menue. Mon corps enfle de rétention d’eau et pousse mon abdomen vers l’avant, telle une bedaine de bière dès les premières semaines de grossesse. En plus j’ai des poussées d’acnés incontrôlables. Esthétiquement, je ne suis pas sous mes meilleurs jours, disons!

Aussi, mon nerf sciatique (qui a rendu ma première fin de grossesse super désagréable) s’est soudainement réveillé à ce premier trimestre. Sans compter ma vessie qui a soudainement décidé de se lâcher lousse. Je dois déjà voir la massothérapeute et une physiothérapeute périnéale. J’anticipe misérablement mon troisième trimestre! ☹

Changements hormonaux

 À ma première grossesse, j’avais l’impression de souffrir des syndromes prémenstruels pendant neuf mois. Cette fois, je fais de la prévention de dépression prénatale en faisant de la luminothérapie et plus d’exercices physiques. Toutefois, je souffre encore d’insomnie qui n’aide aucunement mon anxiété. Je fais vraiment de mon mieux pour prendre soin de ma santé mentale, mais il semble que mes sauts d’humeurs demeurent.

Faible système immunitaire

C’est connu, la femme enceinte a un système immunitaire plus faible, car son entière énergie est consacrée au développement du bébé. À mon premier trimestre, en plus de tous les symptômes de grossesse, j’ai enchaîné des rhumes, rattrapé la COVID-19 et contracté le virus respiratoire syncytial. Mes symptômes sont plus sévères et durent plus longtemps, car mon corps est assez épuisé. D’autant plus, ma vessie se vide de plaisir à chaque quinte de toux! 

Pour toutes ces raisons, je ne trouve pas de justification valide d’aimer être enceinte. Je n’ai pas développé de connexion magique avec mon bébé à ma première grossesse. Je ne crois pas que ça arrivera à l’actuelle non plus.  

La seule magie que je constate est qu’une petite cellule est en train de devenir un gros poupon d’au moins 5 livres. L’autre bon côté, est que les virus qui me malmènent développent au moins mes anticorps qui vont lui être transmis. Donc iel doit être protégé de la COVID, du VSR et de quelques rhumes dès sa naissance.

À part de ça Ouf! Mon tiers de route est fait! J’ai ben hâte à la ligne d’arrivée!
Image de couverture de Coriane C.

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