Style de vie

Anne-Lovely Étienne, c’est le genre de femme que tu dois rencontrer dans ta vie. S’il y a bien une chose qu’elle ne fait pas, c’est te laisser indifférent.

C’est une femme inspirante, souriante, ouverte, c’est une femme qui donne sa chance à tous de pouvoir s’exprimer et d’être représentés. Peu importe d’où tu viens, peu importe que tu sois connu ou non, sa porte est toujours ouverte et elle sera toujours prête à t’aider.

Née en Haïti, fière de ses origines, mais également heureuse d’être Canadienne, Québécoise et Montréalaise, elle a embrassé le métier de journaliste pour faire entendre sa voix et surtout pour être un porte-voix pour les causes qui lui semblent nobles.

J’ai eu la chance le 25 juillet dernier, d’être invitée à la journée Lovely, un anniversaire pas comme les autres. Sur un bateau dans le cadre d’une réception « chic » sur le thème marin, pas moins de cinquante personnes se sont rassemblées pour fêter dignement cette femme, mais surtout pour soutenir et amasser de l’argent pour trois organismes qui lui tiennent à cœur: le centre Lasallien, la Maison Haïti et la clinique juridique de St-Michel.

Source image: Alexandra Coste

Résultat …. 3 000$ récoltés.

Découvrez en quelques mots cette femme talentueuse et inspirante:

Comment pourrais-tu me décrire Anne Lovely Étienne? Et quel est rapidement ton parcours professionnel ?

Comment me décrire?  Je suis tellement une femme aux multiples facettes. Mais avant tout, je suis une éternelle optimiste. Selon moi, chaque tempête finit par retrouver les plus beaux jours. Je crois aussi que j’ai le bonheur facile. Un rien me fait plaisir et je reviens toujours à l’essentiel, soit l’amitié, l’amour et le champagne! Je suis généralement une leader et une rassembleuse. Je suis toujours celle qui organise tous les grands événements de la vie de ma famille et de mes amis: bachelorettes, showers de bébé, anniversaires… Rien n’est à mon épreuve!

Je dois admettre aussi qu’une autre de mes qualités est que je suis une femme fonceuse. Les hauts sommets ne me font pas peur. L’ambition est un feu sacré chez moi qui brûle, depuis ma tendre enfance. Toutefois, Anne-Lovely est loin d’être parfaite. Je ne suis pas ponctuelle et je suis une incorrigible anxieuse, qui cache bien son stress!

Cela m’amène à mon parcours professionnel. J’ai toujours su que j’allais devenir journaliste et animatrice. À huit ans, je savais déjà que j’allais gagner ma vie grâce à ma plume et peut-être aussi grâce à mon minois au petit écran. Et je dois dire que je suis assez fière de ce que j’ai accompli, jusqu’à maintenant. Avant la pandémie, j’étais collaboratrice spéciale au Journal de Montréal, en étant journaliste des tapis rouge en ville. J’étais aussi chroniqueuse Art de vivre au Journal 24 Heures. J’y suis toujours d’ailleurs! La belle famille du 24 Heures est vraiment chère à mes yeux et à mon cœur.

Source image: Alexandra Coste

La famille de Québecor m’a ainsi ouvert les portes dans le monde de la presse écrite, après un parcours assez atypique, passant de recherchiste à la radio, à chroniqueuse à la télé à V pour les émissions MCBG et Trucs, Aubaines & Cie. J’ai donc touché à tout. Je dois dire que la polyvalence est une qualité recherchée dans les médias, de nos jours.

Qu’est-ce que tu penses du mouvement contre le racisme en ce moment? Et comment penses-tu pouvoir impacter ce mouvement?

Oh là! Je n’ai pas assez de ces lignes pour m’exprimer sur le sujet. Depuis la mort de George Floyd et de cette vague de dénonciations contre le profilage racial et du racisme systémique qui s’en est suivie, j’ai eu un réveil spirituel. En fait, il y a eu une espèce de cri de mon inconscient sur mon identité.

Tant de questions se basculaient dans ma tête. Qu’est-ce qu’une femme noire, comme moi, avait à dire sur le sujet? Dotée d’une plateforme comme la mienne, comment allais-je faire passer le message sur les réalités que vivent les Noirs à Montréal, au quotidien? Comment expliquer aux Blancs le « white privilege » ? Comment même en discuter avec mes amis caucasiens?

J’ai alors décidé de porter ma voix. Comme je suis une rassembleuse de nature, j’espérais être capable de parler à diverses communautés et pas seulement à la communauté noire. J’espérais partager des réflexions et de réels enjeux de ma communauté à mes abonnés blancs, mes lecteurs ou encore mes amis. J’espérais aussi faire comprendre à mes collègues que les médias québécois sont encore homogènes et qu’ils ne représentent en rien, la réalité. Ce fut tout un travail de réflexion, pour trouver les bons mots. Je n’ai pas manqué une occasion pour parler de ce sujet si complexe, mais si important. Je désirais plus que tout apporter la discussion, et la discussion ouvre le dialogue et le dialogue, c’est de se préparer au changement.

Puis, j’ai aussi décidé de mettre sur pied un événement annuel caritatif à mon « Une journée Lovely – A Lovely Day », au profit des organismes qui aident les communautés noires. Je me devais faire ma part. Cette année, avec la COVID et le petit nombre d’invités que la Santé publique recommandait, j’ai pu faire un don de 3000$ à trois organismes. Cela semble peu, mais pour une première édition, exécutée en quatre semaines, je dois dire que je suis fière de mon initiative. Et ce n’est qu’un début! La deuxième édition sera épique!

Si tu devais donner un conseil à toutes les femmes de ce monde, que serait-il?

Ah, pour moi c’est facile: ne laisse personne te faire croire que tu ne vaux pas la peine. Chaque femme est un trésor. Je crois que Dieu est une femme, comme le chante si bien Ariana Grande. Sans nous, les hommes sont perdus. Je ne le dis pas de façon péjorative, je le dis de façon très objective. J’adore les hommes! Mais cela ne m’empêche pas de croire que les femmes sont génétiquement plus dévouées, qu’elles sont dotées de plus de compassion et de force émotive que les hommes. Je viens d’une communauté où le matriarcat est au cœur de la famille et qu’on dit de la mère qu’elle le « poto mitan », qui veut dire le pilier. Donc, les filles, vous êtes toutes et chacune des trésors et rendez-vous en compte!

J’espère que cette femme vous aura inspirés autant que moi et vous aura donné envie de la connaitre davantage.