Faits Vécus

Je suis en secondaire 5. Mon secondaire est presque terminé. Après cinq ans, je peux passer à l’étape suivante: le Cégep. C’est un grand pas. Un énorme pas. C’est la vie de grand qui commence. J’étais stressée, mais ô combien excitée. J’allais en communications au Cégep. C’était quelque chose qui me passionnait et que j’avais vraiment envie de faire. Je sais que j’allais quitter mes amies du secondaire et tout le beau monde qui y était dont des profs auxquels je m’étais attachée. Le secondaire, ça avait quelque chose de rassurant. Mais bon, il était temps que je vive autre chose.

Près de cinq mois avant, j’étais déjà en train de magasiner ma robe. Une robe qui avait coûté à ma mère environ 250$! Parce que je ne travaillais pas encore à cet âge là. J’étais toute excitée de ma robe et du modèle que j’avais choisi. Ensuite, c’était au tour des talons hauts. J’étais allé magasiner pour des talons hauts alors que j’en avais jamais portés de ma vie. Au final, je les ai portés durant une heure lors du fameux bal tellement j’avais mal aux pieds. Le reste de la soirée, je marchais nus pieds dans la salle.

Je m’étais encore procuré mon billet de bal au modique prix de 100$ (??). Je me disais que oui, c’était cher, mais que ça allait en valoir la peine.

bal de finissant, bal Source image: Clara Brodeur-Vecerina

Le jour J est arrivé. C’est le soir du bal. Ça se donnait au Sheraton à côté du Carrefour Laval. J’étais allée me préparer chez mon amie avec notre groupe d’amies. On s’était mises toutes belles, on avait pris des photos avec nos parents, avec ma mère qui pleurait comme une madeleine. C’était un beau moment. Tout le monde était ému.

Est ensuite venu le temps de se rendre au bal. Le père de mon amie avait loué une limousine pour qu’on s’y rende. Pour que ça vaille la peine, on est allés faire un petit tour avec notre chauffeur. Fallait bien que le 400$ investi par son père en vaille la peine. On est allés faire un petit tour proche du Sheraton. Après, le chauffeur nous a déposés devant l’entrée de l’hôtel. Tout le monde était arrivé en char fancy. L’un était arrivé avec la Mustang de son père et l’autre, avec la Corvette de son oncle. Tout le monde était dont beau. On prenait des millions de photos avec nos amis parce que c’était la dernière fois qu’on allait en voir certains.

Puis, on est rentrés dans la salle et le «party» a commencé. Après avoir projeté des photos que les gens avaient prises et envoyées, nous avons mangé un repas plus au moins mangeable qui se veut chic, mais qui, au final, n’est pas si bon que ça. Il y avait quelques prix à faire tirer, genre deux. Pis malchanceuse comme je suis, ben j’ai rien gagné. On a même eu droit à des danseuses du ventre dont tout le monde s’est foutu.

bal des finissants, bal Source image: Clara Brodeur-Vecerina

Là, c’était le temps que le vrai turn up commence. Le DJ a mis la musique et le monde on dansé pendant genre max une heure. Puis 21h est arrivé et tout le monde a sacré son camp. Un après-bal avait lieu à Mirabel et tout le monde y allait. Sauf nous.

Finalement, on s’est ramassés chez mon amie avec genre huit personnes à jaser dans son sous-sol. Après quelques verres, on a commencé à avoir du fun, mais c’est à ce moment-là que le copain de mon amie a commencé à nous dire qu’on devrait aller dormir parce qu’il était rendu 5h du matin. Méchant turn off.

Et voilà, un bal et un après-bal très moyens pour tout l’argent qu’on y avait investi.

J’espère que le vôtre s’est mieux passé ou se passera mieux. Bon bal!

Source image couverture: Unsplash
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Clara Brodeur-Vecerina

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