Vous dire à quel point j’ai aimé le spectacle MON ÎLE, MON COEUR, de la troupe Les 7 doigts… En fait non, ce n’est probablement pas possible de vous le dire. Je n’ai pas de mot pour exprimer ce que j’ai ressenti, mercredi soir, pendant près de deux heures.

Crédit photo: Sebastien Loze

Je suis généralement assez bon public, c’est vrai. Il est rare que je sorte déçue ou ennuyée par un spectacle, un concert, une expo, etc. J’aime être divertie et je m’intéresse à pas mal toutes les formes d’art. Cependant, je suis rarement chavirée d’émotions. Je suis une rationnelle moi, et il m’en faut beaucoup pour avoir la larme à l’œil. Eh bien le spectacle auquel j’ai assisté hier soir sera, pour moi, l’exception qui confirme la règle.

J’ai effectivement été chavirée. Dés les premières minutes, j’ai senti cette boule d’émotions monter en moi, le sourire à m’en fendre les joues par moment, l’œil humide le reste du temps. Sans exagérer, j’ai été transportée par ce spectacle. Tellement que, 24 heures plus tard, je ne m’en suis pas encore remise.

Vous allez penser que j’exagère. Vous allez peut-être lire certaines critiques et vous allez voir qu’il n’est pas parfait ce spectacle. Alors sachez que je ne suis pas une critique d’art et que Montréal n’est pas parfaite. Mais je suis une spectatrice et une Montréalaise depuis bientôt 150 ans (mon arrière-grand-père est arrivé par bateau dans le Port de Montréal autour de 1890 et ma famille y grandit depuis ce temps-là) et j’aime ma ville d’un amour profond.

MON ÎLE, MON CŒUR, c’est une véritable lettre d’amour à Montréal. Mais c’est aussi rappel, tableau après tableau, seconde après seconde, de ce que nous, Montréalais, aimons de notre ville. Cette ville qui est frette, qui est suffocante, qui est grise, qui est vivante, qui est sale, qui est verdoyante, qui est amour,
qui est cœur brisé, qui est imparfaite, mais qui est si belle. Et surtout, cette ville qui nous appartient, et à qui nous appartenons.

Crédit photo: Sebastien Loze

Toutes ses facettes sont si justement dépeintes à travers cette création des 7 Doigts. La troupe maitrise parfaitement la fusion entre le cirque acrobatique, le théâtre, la danse, la musique et le multimédia. On passe donc de numéros tout en musique, à d’autres plus amusants, et d’autres encore franchement impressionnants. On peut sentir la salle au grand complet retenir son souffle pendant les numéros de tissus aériens. On tombe littéralement en amour avec Will Underwood qui ne nous fera plus jamais voir un wagon de métro de la même manière. Et que dire de Marilou Verschelden et de la roue russe ou encore du numéro de vélo.

J’ai le goût de vous les raconter tous, ces numéros. Mais je ne leur ferais pas justice. Alors j’espère plutôt vous avoir donné l’envie d’aller voir ce spectacle. Moi, j’y retourne déjà dimanche.

Vous dire à quel point j’ai aimé le spectacle MON ÎLE, MON COEUR, de la troupe Les 7 doigts

Crédit photo: Sebastien Loze

Jusqu’au 16 octobre, au nouveau Studio-Cabaret de l’Espace St-Denis. Et il y a aussi des représentations en anglais.

C’est ici pour les billets.

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