Sport & Santé

Je travaille dans un centre de conditionnement. physique et j’ai des courbes. Pas juste quelque chose de minime qui se cache bien sous des vêtements noirs et amples. Non, j’ai des courbes que l’on peut qualifier «de surplus de poids». Malheureusement, je ne suis pas pour autant bien dans ma peau. Travailler dans un gym est l’endroit clef pour se sentir complexée. On est entouré, la majeure partie du temps, par des personnes en grande forme, qui semblent sans complexe et qui portent fièrement le cuissard et autres vêtements qui épousent les muscles.

On s’imagine bien souvent que les salles d’entraînement sont l’endroit par excellence où règne les saines habitudes alimentaires, mais c’est faux. Sur le plancher, j’ai souvent entendu parler de types de « régime » à adopter pour développer une masse musculaire rapidement ou pour perdre du poids que les athlètes qualifient de « plan alimentaire ». Ce sont des mots nettement moins péjoratifs que régime, et pourtant… Du haut de mes 5’3, j’étais prête à tout pour perdre l’excédent de poids que j’avais et bien  représenter glorieusement mon milieu de travail.

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Ma perte

J’ai donc pris des suppléments alimentaires, j’avais une diète selon mes objectifs personnels, un programme d’entraînement que je respectais à la lettre. Après plus d’un an à tout suivre comme il faut, je n’avais rien perdu du tout et j’avais même pris quelques kilos. C’est là que j’ai commencé à laisser tout tomber. J’étais tellement concentrée sur ma perte de poids que je me suis perdue dans tout ça. Je n’avais pas de résultat alors je comptais chaque calorie que j’avalais. Je poussais deux fois plus à la salle d’entraînement. J’étais devenue anxieuse et stressée…

Avoir un plan alimentaire t’oblige à faire attention à tout, à aller à des soupers entre amis avec tes plats déjà préparés parce que tu ne dois pas déroger. Est-ce que cela me rendait heureuse ? Non, clairement pas.

J’ai alors décidé que c’en était assez, que j’allais faire les choses à ma façon et rapidement, tout a changé.

Mon gain

Je me suis dit: « Basta les régimes! Dorénavant, Je mange ce que je veux et quand je veux». J’ai pris une pause des salles d’entraînement, j’ai recommencé à manger des plats réconfortants, à prendre quelques verres avec mes amies et j’ai jeté mes suppléments alimentaires. J’allais courir sans me fixer d’objectif, juste pour le plaisir. Tranquillement j’ai recommencé à aller m’entraîner, mais, cette fois, pour me défouler, pour me faire du bien.

Non, aux séances de deux heures enfermée entre quatre murs à pousser des poids comme une débile. J’ai choisi des entraînements rapides de 30 à 45 minutes, mais qui me faisaient suer à grosses goûtes. Je faisais fi de l’horloge programmé depuis trop longtemps. Ainsi, j’écoutais mon corps, il me disait quand il avait faim, quand c’était trop. Ma perte de poids n’était donc plus ma priorité

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Ma nouvelle réalité

Ouvrir huit fois le frigo pour me servir quelque chose ne me dérange plus. Je mange de petites portions plusieurs fois par jour. Petite astuce: j’ai changé mes trop grandes assiettes pour des formats plus petits qui conviennent mieux aux portions adéquates.

Heureusement, au fils du temps j’avais appris à me passer des aliments sucrés. Aucun sucre transformé n’est intégré dans mes recettes, je privilégie les sucres naturels.

Et c’est là que le processus a commencé à s’enclencher.

J’ai compris que le corps humain n’était pas fait de la même façon pour tout le monde. J’ai compris que pour moi, les régimes alimentaires, ça ne fonctionnait pas. Que même si je perdais seulement 10 livres par an, ça allait déjà être ça. Je suis de plus en plus bien dans ma peau, je me trouve belle et forte. Je continue à manger ce que je veux. Ça serait vous mentir de vous dire que depuis, je n’ai pas acheté du fast food ou des tablettes de chocolat. Je me l’autorise quand j’en ai envie. C’est encore plus enivrant de profiter de tous les plaisirs de ces petites gâteries lorsqu’on les désire réellement et qu’elles ne viennent pas plutôt remplir un vide.

Pour moi, la clé du succès n’est pas les aliments, les heures ou les entraînements … La clé repose dans le bonheur que l’on va avoir à s’entraîner, manger, et ce, pour tout simplement se faire du bien. Tout est dans la façon de voir les choses. Si pour toi suivre des plans à la lettre te motive et t’aide à rester en ligne avec tes objectifs, alors go, vas-y!

Mais je veux juste que tu gardes en tête que personnes n’est fait de la même façon et que le jour où tu arriveras à un plateau, alors peut-être que ta recette devra être changée…

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Daphnée Germain

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