Faits Vécus Vie de bureau

Dans ce texte, j’ai l’air d’une boomer dans la force de l’âge. J’ai l’air de ne pas comprendre la jeune génération et de me demander où le monde du travail s’en va. J’ai l’air de me plaindre et de dire que dans mon temps ce n’était pas comme ça. En gros, j’ai l’air d’une personne un peu de marde.

Mais je l’assume. Parce que je suis un peu fâchée.

Je suis fâchée parce que plus personne n’est fiable.

La parole et l’engagement, ça ne veut plus rien dire.

Et je vais vous le prouver.

Je vais dire quelque chose de terrible, mais tout dans la vie n’est pas agréable et rose. Tout adulte doit faire quelques trucs qui lui tentent moins. Personne n’aime faire ses impôts, mais on les fait. Lorsqu’on s’engage dans un projet, c’est la moindre des choses de respecter sa parole. Il en va de même pour le travail. Je ne dis pas de rester dans une situation problématique ou un environnement toxique! Mais je crois qu’il y a des limites à vouloir quitter à la première difficulté ou à presque se forcer pour être un mauvais employé.

Mon copain est superviseur dans une usine et il m’en raconte des histoires. Toutes plus loufoques les unes que les autres. Je vous jure donc sur la tête de ma mère que les excuses qui vont suivre ont toutes été utilisées. Ces actions ont été faites. Ces personnes existent. Vous les connaissez peut-être.

  • Ne pas se présenter au travail et ne le dire à personne

Il y a aussi la variante ; ne pas se présenter au travail et demander à un ami de dire à son boss qu’on ne rentre pas travailler. Je sais que ce n’est pas une situation folle, mais c’est irresponsable tout de même. Il me semble que la moindre des choses, c’est d’avertir. Surtout si tu ne rentres pas travailler six jours d’affilée.

 

  • Ne pas rentrer parce qu’il pleut

Et oui. Et je ne veux pas dire la plus grande pluie menant au remix de l’histoire de Noé là. Une simple pluie bien banale. Le pire? Cette excuse a été utilisée plusieurs fois par des personnes différentes. La première fois, car c’était dangereux à vélo. La deuxième fois, parce que la personne avait peur d’être malade. Dans les deux cas, équipez-vous convenablement et ça va bien aller.

 

  • Ne pas pouvoir travailler parce qu’il faut reconduire sa mère au Foot Locker

C’est une excuse très précise. Pas une urgence médicale, non! Une urgence d’échange de souliers. Autant y aller quand on est à l’horaire pour travailler, pourquoi pas?

 

  • Ne pas travailler, car on vient de reprendre avec sa blonde

Et oui, la raison était bien que le sexe était trop bon. Et oui, l’employé a dit ça à son boss. J’espère que l’orgasme valait la peine, suite à ta suspension.

 

  • S’en aller en plein milieu de son quart de travail sans le dire à personne

Juste, quitter le projet. Les choses ne se passent pas à mon goût, autant être très responsable et simplement m’en aller. C’est toujours la chose à faire.

 

  • Être trop fâché pour continuer de travailler

Ah! Ça, il y en a eu beaucoup! Parce que c’est dont ben difficile de se gérer. Je peux comprendre qu’on ait parfois besoin d’aller prendre une petite marche ou de décrocher sur son téléphone après une grosse situation. Mais partir en coup de vent en étant en colère, je ne peux pas le comprendre. Je trouve que c’est un manque de respect terrible pour ceux qui restent derrière et qui font face à la problématique difficile.

 

Qu’en pensez-vous? Avez-vous d’autres exemples?

 

 

Source de l’image de couverture : Unsplash

 

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Emmanuelle Ceretti-Lafrance
Éditrice et gestionnaire de blogue

Elle a un peu trop de livres, peut réciter par coeur les répliques des films du Seigneur des anneaux en français, est de son époque...

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