Faits Vécus

Il y a quelques semaines, je me suis fait faire mon premier tatouage chez Paradise Montreal, qui m’ont très bien accueilli, avec générosité, gentillesse et classe.

Des gens me disent: « pourquoi un tatouage, est-ce que c’est un coup de tête Jay? »

« Depuis quand tu aimes les tatouages Jay, il me semble que tu n’en as jamais parlé? »

« T’es sûr que tout va bien Jay? »

La vérité c’est que j’ai toujours adoré les tatouages. Encore une fois, la beauté est dans l’œil de celui qui regarde. Je n’aime pas toutes les sortes de tatouages, mais ceux qui en portent que je n’aime pas, je n’irai pas leur dire… C’est leur corps à la fin.

On m’avait dit: « Jay, ton premier tatouage doit avoir une signification pour toi. C’est important, car tu vas toujours t’en rappeler!»

Après, c’est addictif et tu veux juste en avoir d’autres. La preuve: j’ai eu mon rendez vous le 18 février dernier pour mon deuxième tatouage, avec la belle et talentueuse Ann Dugré, avec, encore une fois, une belle histoire derrière.

L’histoire derrière le bateau, la voici:

Un bateau, c’est majestueux, c’est grand, c’est beau. Un bateau, ça peut contenir beaucoup de matériel, ça transporte des choses ou des gens importants et c’est surtout un moyen de transport qui existe depuis des centaines d’années et qui continue d’être utile à l’homme malgré les nouvelles inventions.

Il traverse les époques et le bateau survit toujours.

Le bateau a un seul capitaine et parfois plusieurs matelots. Il se dirige à travers le beau temps, comme les tempêtes, et le tout sur une surface jamais plane, toujours en mouvement.

Les vagues modulent le trajet du bateau. Parfois calmes, parfois agitées, elles sont toujours là. Les vagues sont le plus gros ennemi du bateau, mais celui-ci apprend à les apprivoiser. Il apprend à ne faire qu’un avec les vagues et à voguer sur elles comme si c’était facile, comme si c’était simple.

Le bateau n’est pas le plus rapide des moyens de transports. L’avion, la voiture ou encore même le train sont plus rapides que lui. Cependant, il finit toujours par arriver à destination et il a le loisir de passer par des chemins différents que ses confrères moyens de transport.

Les gens admirent le bateau. Ils y ont parfois le mal de mer et donc le déteste, mais lorsqu’ils constatent la vue à laquelle ils ont accès à bord, ils le remercient, ils profitent et ils sont heureux.

Le bateau vogue toujours, jour et nuit, même lorsque la lune se pointe le bout du nez. Le bateau n’arrête jamais, il ne peut pas s’arrêter, il partirait à la dérive. Il pense toujours à sa destination finale et il continue d’affronter les vagues.

S’il y en a d’entre vous qui n’avaient pas encore compris la métaphore, le bateau, c’est moi. J’en suis mon propre capitaine et mon propre manager. Je décide si je veux aller vers le Nord ou le Sud, vers l’Ouest ou l’Est. Je ne peux pas m’arrêter. J’emprunte peut-être des chemins différents et mon trajet s’en résulte plus long, mais j’arrive toujours au point final quand même.

tattoo bateau jérémySource image: Jérémy Grandmont

Finalement, les vagues sont mes émotions, mes épreuves que la vie apporte et le milieu sur lequel je me sens le plus à l’aise et en efficience complète, lorsque c’est toujours en mouvement.

Je n’ai besoin que de quelques oiseaux qui me regardent de haut et qui me dirigent au travers des vents et marées. Je n’ai pas besoin de plein d’amis, de toute manière, je n’ai pas le temps pour tous les entretenir à leur juste valeur. Leurs conseils, leurs remises à niveau sont bénéfiques et je les considère, car ils m’ont connu pendant la construction du bateau, avant le départ, lorsqu’il s’est fissuré et lorsqu’il s’est finalement réparé pour le vrai départ.

Trouvez votre bateau, trouvez votre courant, trouvez votre vitesse, partez et ne vous arrêtez jamais! La vue est belle durant le trajet et ce, peu importe les intempéries. Trouvez vos oiseaux accompagnateurs et ne les laissez jamais tomber.

Source image de couverture: Unsplash
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Jérémy Grandmont

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