Faits Vécus

C’est un tour de force d’essayer de trouver les mots justes pour écrire à propos d’un monument. Cette fin de semaine, j’étais en ta compagnie en train de travailler sur ma maison et j’ai eu un pincement au cœur quand je me suis mis à réfléchir à la question : « qu’est-ce que je vais faire lorsque tu ne seras plus là? ». Je te regarde souvent aller lorsque nous travaillons ensemble sur un projet plus manuel, car tu connais mes compétences limitées en la matière, et je me dis que jamais je ne serai en mesure de faire tout ce que tu fais.

L’idée qu’un jour tu ne seras plus à l’autre bout du téléphone pour calmer mes angoisses avec tes paroles rassurantes, ton calme légendaire et tes solutions logiques me fait peur. L’idée qu’un jour tu ne seras plus en mesure de débarquer chez moi à l’improviste dans un moment où j’en avais réellement besoin crée un sentiment de vide à l’intérieur de moi.

Il y a de ces personnes qui laissent une marque indélébile dans la vie des gens qu’il côtoie et toi papa, tu en fais partie.

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours ressenti ce sentiment de plénitude lorsque j’étais avec toi. Je me suis toujours senti épaulé, soutenu, écouté et aimé. Tu as, à de si nombreuses reprises, réussi à trouver les mots justes pour apaiser mes peines et mes peurs. Tu m’as toujours accueilli dans mes épreuves et mes questionnements, sans jugement et avec ouverture. Tu m’as maintes fois motivé à mettre un pied devant l’autre afin de continuer à avancer lorsque j’avais l’impression que la vie venait de me faire fléchir une fois de plus.

père et son enfant sur un lit source image : Francis Paradis 

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours ressenti ce sentiment de contemplation et d’émerveillement face à la grandeur de l’homme que tu es. Un homme fort et fragile. Un homme sensible et courageux. Un homme authentique et sincère.

Un homme empreint de vérité et de sagesse. Un homme qui n’a pas peur d’être. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours ressenti ce sentiment de sécurité en ta présence. Lorsque je perdais mes repères, c’est vers toi que je me tournais. Tu as été plus d’une fois le roc auquel je me suis accroché, le phare qui m’a guidé. Ta simple présence a un effet apaisant et réconfortant, même rendu à 30 ans.

Quand je pense à l’homme que je suis aujourd’hui, je suis rempli de gratitude à ton égard et je t’en dois une à bien des niveaux. Je ne crois pas que je serai un jour capable de te redonner autant que ce que tu m’as donné, papa, mais je tiens à te dire que les valeurs que tu m’as inculquées teintent mon quotidien et que tu habites mes pensées un peu à tous les jours. Je me surprends souvent à penser « qu’est-ce que mon père ferait à ma place? » ou encore « qu’est-ce que mon père en penserait? », car pour moi tu es un modèle à suivre, une inspiration face à l’homme que je souhaite devenir, une force tranquille.

Merci papa, car par-dessus tout, tu n’as jamais eu peur de dire je t’aime et ça dans mon cœur d’enfant, c’est le plus important!

Je t’aime!

source image de couverture : Francis Paradis 
-->
Un article de
Francis Paradis's Avatar
Francis Paradis

Le Cahier a la chance de compter sur une équipe de collaborateurs spontanés. Pour en faire partie, écrivez-nous à [email protected]!

Mes articles 
Next articles
Article Featured Image

Fêter son anniversaire en 2020, c'est étrange