Faits Vécus

Il y a des jours comme celui-là où le soleil rayonne plus fort que d’habitude. Les cristaux de neige tout juste déposés éblouissent autant que mille brillants. L’odeur du printemps qui approche vient nous caresser le bout du nez. Le temps est bon, le ciel est bleu.

Ces jours-là, j’ai envie de me laisser inspirer. Je parcours mon fil Instagram et Pinterest à la recherche de décors enchanteurs, de paysages à couper le souffle, de projets motivants. Je me permets de rêver d’aventures. Les petites ampoules dans ma tête s’allument à chaque nouvelle idée. Je m’invente des itinéraires de voyage. J’imprime des photos et je les colle sur mon mur.

Je sors à l’extérieur, je me ferme les yeux et laisse le soleil réchauffer doucement ma peau. Je m’étends dans la neige et je contemple la nature qui m’entoure. De grandes bouffées d’air frais emplissent mes poumons. Mes oreilles écoutent le chant harmonieux des oiseaux. Je me détends.

À l’intérieur, j’enchaîne les hits pop qui faisaient le tour des radios durant mon enfance. Le ménage que je repousse sans cesse s’accomplit d’un claquement de doigts. Je danse, je passe l’aspirateur, je chante, j’époussette.

Il y a des jours comme celui-là où je m’imagine dans une légère robe fleurie sans-collant-sans-col-roulé, croquant dans une énorme tranche de melon d’eau. Des jours de crème solaire parfum de vacances. Mes lunettes de soleil me protègent d’une lumière trop intense pour mes yeux. Et puis, soudain, j’ai envie d’une slush qui goûte l’été.

Ces jours-là, j’enfile mes vêtements de sport sans me questionner et me planifie un entraînement. Je sors mon carnet et mes crayons, un pinceau et une toile, des fils couleur bonheur et un métier à tisser. Je veux tout faire.

Il y a des jours comme celui-là où tout me séduit, tout me fait rire et tout m’impressionne. L’écureuil qui court sur un fil électrique de façon si habile. Un bébé poivron à l’intérieur d’un grand. Ce conducteur qui sort la main de sa voiture pour saluer le travail d’un camionneur qui vient de réussir un virage difficile.

Ces jours-là, j’ai envie de me mettre au défi. D’apprendre par cœur les paroles d’une chanson qui contient une partie de rap. D’essayer la recette qui me tente depuis quelques semaines. D’accomplir un projet manuel par moi-même.

À l’intérieur, je me questionne beaucoup à propos de mon futur métier. Quand je pense à l’avenir, je me vois occuper mon poste de rêve. Je ne sais pas encore lequel, je cherche encore. Ce que je sais, c’est que je me sens dans mon élément. Je fonce, j’essaye, je me trouve hot. Plus j’y pense, plus j’ai l’impression que j’y arrive. Qu’en étirant le bout de mes doigts, j’arriverais à chatouiller mon objectif.

Parfois, quand j’ai moins le moral, j’essaye de me concentrer pour apprécier ce qui est simple, pour voir le beau dans les petites choses. Je ne réussis pas toujours, loin de là, mais quand ça fonctionne, je me félicite. Quand tout va très vite et qu’il est compliqué de s’arrêter, il y a encore cet écureuil acrobate, ce légume plein de surprises et cette bonne action du quotidien qui attendent au coin de la rue. Alors, je me rends au dépanneur et je me prends une slush au goût d’été.

été palmier vacancesSource image: Unsplash
Source image de couverture: Unsplash
-->
Un article de
Justine Boutin's Avatar
Justine Boutin

Le Cahier a la chance de compter sur une équipe de collaborateurs spontanés. Pour en faire partie, écrivez-nous à [email protected]!

Mes articles 
Articles suivants
Article Featured Image

Organiser un anniversaire en pandémie