Faits Vécus

Un coup, deux coups, puis trois… C’est à ce moment que j’ai arrêté de les compter. Je me suis demandée pourquoi ça avait si mal tourné, ce que j’avais encore bien pu dire pour te mettre dans un tel état. Encore une fois, à me demander pourquoi je restais, et surtout pourquoi je t’aimais…

J’avais si peur de toi et du jugement des autres sur moi, sur nous. Un bien trop grand mot pour ce que tu représentais vraiment à présent. À partir de ce moment, j’ai réalisé à quel point l’amour pouvait faire mal, pas juste émotionnellement, mais physiquement. J’avais plus de bleus sur le corps que d’excuses que j’étais capable de te trouver. Je me sentais misérable comme une moins que rien. Tu m’avais tellement salie aux yeux des autres que j’avais l’impression d’être qu’un fardeau autant pour mon entourage que pour moi, mais, tu sais, j’ai appris de tout ça. De toi, de moi et de nous. Tu n’étais que de passage, mais ce que tu m’as fait ne disparaîtra jamais.

main bandage blesséSource image: Unsplash

J’avais si peur d’ouvrir les yeux et de voir le monstre que tu étais parce qu’aveuglée par l’amour, tu étais le monde pour moi, mon monde qui me détruisait de plus en plus chaque jour. J’ai compris que l’amour était plus que ça plus que toi. Je ne dirais pas que je te souhaite tout le malheur du monde. Juste d’aimer comme je t’ai aimé sincèrement parce que malgré le monstre que tu étais, j’ai vu le meilleur en toi, en nous. Et malgré tout, j’ai continué de t’aimer, de m’acharner sur notre histoire parce que je voulais tellement que ça marche que je me suis oubliée pour toi, pour ton bonheur.

J’essayais de comprendre pourquoi tu m’en voulais à ce point et à un moment, j’ai compris que je n’y étais pour rien, seulement que tu ne savais pas comment aimer, ou comment m’aimer moi. Parce que oui, pendant un certain temps, j’ai pensé mériter ces coups qui de plus en plus me rabaissaient à ton niveau. J’ai cru que je le méritais, que je ne méritais que toi. Puis, aujourd’hui je me pose la question à savoir pourquoi j’ai cru en toi à ce point, et la seule réponse qui me vient à l’esprit est que je n’ai pas cru en toi, mais en notre amour ou plutôt en l’amour que je ressentais pour toi. Parce qu’on ne peut se permettre de frapper ce que l’on aime, tu comprends? L’amour, c’est tout sauf ça. Je te souhaite sincèrement de trouver l’amour, puis de te rendre compte du mal que tu as pu causer autour de toi. Je veux que tu saches que jamais je n’oublierai ce que tu m’as fait.

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Carol-Ann Lafontaine

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