Faits Vécus

Tu es la plus belle personne que j’ai rencontrée dans ma vie et je pense que je t’aimerai toujours. Tu es mon opposé, tu es une tornade. Je t’aimais comme ça parce que tu étais ma tornade. C’était une relation complexe, mais authentique. Une relation en montagnes russes d’une grande beauté.

Ça faisait plusieurs années qu’on était ensemble, que j’étais en amour par-dessus la tête avec toi, que j’étais remplie d’espoir, que je souriais comme une conne quand je recevais un texto de toi, que j’avais des papillons quand tu me prenais la main. Non, ce n’était pas un monde de licornes roses et tout n’était pas parfait. On avait nos accrochages! Comme tous les couples, on s’obstinait pour des niaiseries, comme le choix de la sauce à spaghetti pour le souper ou pour le film sur Netflix. On s’obstinait aussi sur des réactions et des sentiments.

Tu faisais partie de mon quotidien. Je me réveillais, je pensais à toi. Je m’endormais, je pensais à toi.

Je connais tes démons, tu connais les miens. Je sais où peser pour te faire mal, je connais les choses qui te font paniquer, je sais comment te mettre en beau calvaire! Tout ça, tu sais aussi comment le faire avec moi. On avait réussi à affronter notre vulnérabilité ensemble. On l’avait acceptée parce qu’on s’aimait. Tout était si naturel parce qu’on se connaissait, parce qu’on s’aimait.

Maintenant, tu n’es plus là. La vie a décidé que c’était fini. C’est une suite de choix, d’actions, de priorités qui aura eu raison de nous. Je fais face à une absence, mais également à la présence constante d’un fantôme. Je fais face à un vestige d’émotions puissantes, presque viscérales. Je fais également face à la colère, à la tristesse et à la nostalgie. Nos moments ensemble sont imprégnés dans ma mémoire. On avait une routine. Tu me faisais à déjeuner, tu me faisais des petits sandwichs œuf, fromage et bacon. Ils étaient les meilleurs parce que c’était toi qui les faisais. On allait souvent au bar pour jaser de tout et de rien jusqu’à une heure du matin.

J’ai des souvenirs à toutes les tables de ce bar là avec toi.

bar avec alcool et gens assisSource image: Pixabay

Maintenant, quand j’y vais… Je pense à toi, même si tu n’y es plus.

J’ai encore des questions qui me hantent. La vérité, c’est que maintenant, je suis seule et aucune réponse à ces questions pourront me faire sentir mieux. Je dois penser à moi et retrouver ma force intérieure. Je dois construire de nouveaux souvenirs. Je dois être mon propre pilier et mettre mon énergie dans ce qui me fait du bien.

Dans la vie, j’aime bien les métaphores. J’en ai une qui pourrait mettre un sourire dans le visage de n’importe qui! Regarde bien ça… Elle représente bien, selon moi, la fin d’une relation avec une petit twist de magie. Il s’agit du sort du patronus dans Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban (si tu ne sais pas de quoi je parle, revisite tes classiques, tu manques quelque chose!). Ce sort lui a été enseigné par le professeur Lupin et permet de se protéger contre des Détraqueurs. Ces horribles créatures ont le pouvoir d’aspirer tes souvenirs heureux, te laissant avec tes souvenirs douloureux et un grand vide. Ils te mettent face à la noirceur de ta personne et balayent tout ton espoir. La fin d’une relation, c’est un peu ça, ça compartimente. Ça met une distance entre le passé et le présent. Ça crée des souvenirs. Des bons et des moins bons. Les gens, ton environnement, ton quotidien et tes émotions vont aller piger dans tes souvenirs. Parfois, ça joue avec tes perceptions et ça ravive des émotions.

fille de dos dans un champ sous le soleilSource image: Pixabay

Fais ce qu’il faut pour conserver l’authenticité de tes souvenirs parce qu’ils font partie de toi. Ils font partie de ce que tu es. Accepte les sentiments que tu as vécu à ce moment-là: ils sont légitimes et avaient un sens pour toi. Ne laisse personne te les enlever ou les changer. Oui, ça prend du temps pour réussir! Harry Potter, il a perdu connaissance plusieurs fois avant de parvenir au patronus parfait. Eh oui, tu vas peut-être devoir manger beaucoup de chocolat pour t’en remettre. C’est correct. Mange-le, ça fait du bien. Prends ta baguette et bats-toi. C’est une réalisation en soi que de se relever de ce genre d’épreuve! Ça fait mal, ça affecte ta confiance, ta vision de la vie et ta vision de l’avenir. Fais confiance au temps. On ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve. Rappelle-toi que madame Trelawney, la professeure de divination, n’est pas là avec sa boule de cristal pour te prédire l’avenir. Alors, fais-toi confiance!

Source image de couverture: Pixabay
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Florence Rajotte

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