Sport & Santé

Je n’ai jamais été sportive, mais j’ai toujours aimé le sport – c’est juste que je le préférais de loin. Assise dans les estrades de l’aréna, une slush puppie dans la main et mon DS dans l’autre, je m’efforçais de garder les yeux sur la rondelle plutôt que sur les joueurs. Un jour de tournoi, quand les joueurs « plus vieux » sont débarqués dans l’aréna avec leurs belles chemises et leur sourire à 1000$ (même avec des dents cassées), je n’ai pas pu résister. Du haut de mes dix ans, je me suis jurée d’épouser un joueur de hockey.

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours trippé sur les sportifs – ou les musiciens. Mon premier vrai kick, c’était un joueur de hockey qui excellait dans pas mal tous les sports. Le contraire de moi, qui avait déjà assez de difficulté à mettre un pied devant l’autre sans tomber. Il était bon au basket et en skate, aussi. Inutile de dire qu’il ne m’a probablement jamais remarqué, sauf quand je lui soufflais les réponses de la dictée en cours de français.

Hockey sport

Source de l’image : Unsplash

Bref, j’ai toujours aimé les sportifs. Mon amour pour le sport s’arrêtait à peu près là. Je préférais de loin écrire à l’abri des regards. J’ai écrit des poèmes, des fables, des chansons, des brouillons de romans. J’écrivais autant de choses que mon kick faisait de sport. C’était mon truc, moi.

Avant les séries éliminatoires de cette année, je n’aurais jamais pensé m’intéresser au sport. Je veux dire, vraiment m’intéresser. En connaître les règles, les termes, les détails. Mon objectif ultime est de retenir tous les noms et numéros des joueurs de plusieurs disciplines. Juste pour le fun. Parce que cette année, j’ai un peu moins regardé les joueurs (à peine), et un peu plus le match.

Je n’aurais jamais pensé, presque deux mois plus tard, faire partie de l’équipe olympique d’un grand média sportif. Tous les jours, je suis entourée d’étudiants en journalisme qui sont passionnés de sport depuis des années. Des sportifs et sportives né(e)s. Puis, il y a moi, qui ne connais pas grand-chose au sport, ni au soccer ni au rugby. Chaque jour, mon intérêt pour le sport grandit un peu plus.

Travail journalisme

Source de l’image : Unsplash

Je regarde mon parcours, et je ne comprends pas comment je me suis rendue là. Est-ce le fruit de mes efforts ou seulement de la chance ? Cette année, je me suis impliquée plus que jamais dans mon domaine. Je n’avais jamais été aussi motivée à accomplir quelque chose. Peut-être était-ce pour combler mon ennui en confinement ou pour obtenir une certaine forme d’appréciation, je n’en sais rien. Mais pour l’instant, j’évolue dans le monde des communications au milieu de passionnés de sport, et j’essaie de trouver ma place.

Parce que désormais, je ne regarde plus les joueurs de hockey de la même façon. Bien sûr que je trippe encore autant sur Carey Price, mais pas juste pour son physique avantageux. Je n’ai jamais été sportive, mais ça ne m’empêche pas d’apprécier une bonne partie de soccer. De me réjouir quand une équipe marque un point. 

Je n’ai jamais été sportive, et je ne le serai probablement jamais non plus. Mais j’aime le sport pour tout ce que ça apporte à une communauté, parce que ça ressemble indépendamment des couleurs de peau, des genres, des orientations sexuelles. J’aime le sport pour l’adrénaline qu’un but en dernière minute de jeu procure. J’aime le sport, et je n’ai jamais été sportive.

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Audrey Robitaille

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