Faits Vécus

La semaine dernière, en sortant du métro, je vis au coin de la rue un jeune garçon braver le vent et jouer de la cornemuse. Tout en n’étant pas un fin connaisseur de cet instrument, je trouvais qu’il jouait très bien et que le son produit, malgré les quelques fausses notes, était agréable aux oreilles.

C’est alors que je me suis rappelé que ça pourrait être cool de pouvoir jouer d’un instrument de musique. En fait, j’ai toujours voulu jouer d’un instrument.

Dans ma famille, nous ne sommes pas musiciens. Autant du côté de ma mère que celui de mon père, personne à ma connaissance ne joue d’un instrument. Rien. C’est le même constat chez mes amis aussi. Je ne sais pas si la plupart des gens ont le même type d’entourage que moi sur cette question, mais je trouve ça « dommage » que la musique ne m’entoure pas plus que ça dans ma vie.

Comme la plupart d’entre nous, j’apprécie beaucoup la musique. La musique en conduisant, la musique en cuisinant, la musique en courant, la musique en faisant le ménage. Une fête sans musique n’est plus une fête, et un film sans musique risque dès le départ de ne pas me toucher plus que ça.

Puis, lorsqu’il n’y a pas de musique à écouter, je m’écoute. Je fredonne en marchant, j’accompagne la radio au boulot le week-end. Sous la douche, souvent j’ai une préférence pour les airs connus d’opéra. Et si aucun décibel ne doit sortir de ma bouche, je sais également m’adapter. Par exemple, quand je m’ennuie dans un meeting, je m’amuse à imaginer les participants s’échanger leurs propos de manière chantée. Comme dans une comédie musicale, ou une pièce tragique quand le meeting devient trop sérieux. Plus rarement, il m’arrive également « d’écouter » de la musique en rêvant.

Malgré toute cette imagination (innée me direz-vous, nous l’avons tous je vous répondrai), il arrive parfois que la machine à idées ne produise plus. Moments particulièrement frustrants dans certaines situations. Quoi faire lorsqu’on se déplace sur de longues distances, bien épuisé après une longue journée, et où j’ai oublié les écouteurs à la maison? Ou lorsque je cherche à me concentrer au travail et que les écouteurs sont défectueux? Mais plus que tout, c’est quand je vis des moments un peu plus délicats que l’absence de la musique m’affecte le plus.

écouteurs fond blancSource image: Pixabay

Elle a le pouvoir de faire oublier momentanément mes soucis. Comme pour nous tous d’ailleurs, non? Par la musique, j’arrive à m’évader. À partir loin, très loin, assez loin de mes tracas, de tous mes problèmes. Ou presque. Elle constitue mon échappatoire, du moins mon échappatoire momentanée. Surtout, elle me permet de rêver et de libérer ma créativité, pour ce que j’en ai.

Donc, quoi faire lorsqu’il n’y a pas de musique, et où l’imagination se met en grève ? Il faut la stimuler.

Alors, voilà. J’ai toujours voulu jouer d’un instrument, ne serait-ce que pour simplement réduire le nombre de moments incolores dans une journée.

La question qui se pose maintenant: jouer d’un instrument, d’accord. Mais lequel?

J’ai toujours aimé le son et la classe du piano. Par contre, c’est l’instrument le moins pratique. Un, parce que je n’ai pas assez de place chez moi pour en avoir un. Deux, il ne déplace pas. Donc si je devais un jour manquer de musique et que je ne suis pas proche de la maison, je me retrouverais bien mal pris, et mon problème ne serait pas réglé.

Sans dénigrer les autres instruments, dans les choix réalistes qu’il me reste il y a la guitare et le violon. Simplement parce que dans les plus facilement transportables, ce sont les plus populaires (si vous avez d’autres suggestions, je suis preneur!). À ce jour, même si je n’ai pas encore fait mon choix, ce sont je crois les deux les plus accessibles. Du moins pour quelqu’un qui s’initie dans cet univers. Les cours de guitare et de violon, ce n’est pas ça qui semble manquer.

musiciens guitare violonSource image: Pixabay

Vous me direz qu’il n’est jamais trop tard pour apprendre, et que je devrai me lancer dans cette activité si c’est ce que je veux faire. Vous avez certainement raison. Je risque de m’y atteler prochainement. J’en ai vraiment envie. En attendant, j’écris. C’est mon alternative en quelque sorte. C’est la manière que j’ai trouvée de pouvoir composer de la musique sans instrument.

Source image de couverture: Unsplash
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Nabil Belhassen

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