L’opposition entre la réalité et les réseaux sociaux peut engendrer de larges différences quant à la perception des autres à propos de la vie qu’un influenceur peut avoir et afficher en ligne.

Je me considère loin d’être une influenceuse, encore moins célèbre

J’ai quelques abonné.es, des messages par-ci par-là de gens qui regardent mes stories semaine après semaine, j’ai des commanditaires en or pour mes compétitions, mais quelquefois j’aimerais mettre la switch à off. Je suis souvent perçue comme une fille transparente, et c’est vrai, je ne mâche pas mes mots pour dire ce que je pense. Par contre, j’ai souvent ce visage de fille heureuse, de couple/famille où tout va bien, de vie parfaite et c’est loin d’être la réalité.
Je vis présentement des montagnes russes émotionnelles suite à une séparation. Suite à des prises de conscience d’une famille étant loin d’être parfaite. Une famille où les sujets qui sont tabous, cachés, réprimés et où les émotions et les sentiments sont mis à l’écart pour laisser place à l’image, le paraître. Quand le faire passe par-dessus l’être.

Je prends 2 minutes

Je prends 2 minutes afin de dire aux parents, aux enfants, aux frères-sœurs, aux athlètes, aux professionnels et aux gens qui me regardent le sourire aux lèvres en se disant : « Oh ! Je l’envie tellement… », d’arrêter de se comparer. Ce ne sont que des images, un cliché, un moment pas toujours capturé sur le vif qui ne représente pas nécessairement la réalité derrière. On se le fait dire souvent, mais on l’oublie rapidement.
Image via Unsplash

Ma vie est loin d’être toute rose

Je vis des moments difficiles comme tout le monde, je pleure de plus en plus afin d’être vulnérable, pour lâcher cette image de la fille forte qui surmonte toutes les montagnes. Parfois, la montagne est juste trop haute pour moi. Je prends conscience que j’ai des faiblesses, des complexes, des blessures que je n’ai jamais pris le temps d’écouter et de vivre. Je me suis étourdie de gauche à droite pour ne pas ressentir les douleurs profondes qui m’habitaient.
Je suis capable de vivre et de camoufler mes blessures en surface : les doigts, les poignets, les chevilles et toutes les autres fractures que j’ai eues durant les dernières années. Mais les blessures émotionnelles sont celles pour lesquelles je dois m’arrêter et demander de l’aide. Où je dois m’outiller et travailler mille fois plus fort. Je me connais, je sais que j’ai cette détermination de foncer, de travailler, de gravir les plus hauts sommets, mais j’ai aussi le droit à l’erreur, le droit d’être faible et de demander de l’aide.
J’ai le droit de pleurer et de ne pas avoir ce sourire une journée pour me concentrer sur moi, pour ressentir et non pas cacher cette blessure qui demande à être soignée.
Des fois, c’est mieux de garder une poker face, quand tu ne te sens pas prête et assez forte pour entrer à l’intérieur, t’écouter et aussi t’ouvrir aux autres.
Alors je ne me gêne pas pour dire que, non, je ne vais pas bien, et que, oui, je suis bien entourée et que, oui, je vais m’en sortir. Que j’aille au rythme que cela me prendra, je perdrai des gens en chemin et je ferai de merveilleuses rencontres aussi, mais cette fois, je m’écoute.
Image de couverture par Hudson Hitntze

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