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Lorsque j’étais petite, mon grand-papa m’amenait souvent jouer au tennis avec lui. Il m’a acheté ma première raquette et oh combien il en était fier. C’était un bon grand-papa, ce Claude. Toujours présent pour moi, à vouloir m’aider et à me rappeler les bases de la vie ; de simplement avoir confiance en elle avec ses multiples surprises. Un jour, il a voulu m’inscrire à un cours de tennis, avec d’autres gens de mon âge, parce que j’aimais vraiment ça. Ce qui aurait été formidable pour mon apprentissage.

Cependant, à ce moment dans ma jeune vie, j’avais un certain, comment dire, un certain petit caractère orgueilleux et perfectionniste bien présent. N’étant pas née dans une famille de sportifs, je n’ai pas été en contact avec cette sphère de la vie dès mon plus jeune âge. Ce qui faisait que j’étais un peu plus maladroite que d’autres. Alors là, me demander de jouer devant des gens, en sachant que je n’avais pas le talent suprême de tous les sportifs, pas question!

Solution : j’ai pris un entraîneur privé.

Pendant toutes mes années d’éducation physique, j’avais cette peur du jugement.

raquette balle tennis court
Source de l’image : Pixabay

Ça, ça m’empêchait vraiment d’atteindre mon plein potentiel. J’avais aussi associé performance et estime personnelle, ce qui me causait un peu de trouble, vu la situation. C’était pas mal un cercle vicieux, car plus je portais attention au jugement, moins je me faisais confiance et moins je performais, donc moins j’avais d’estime. De retour à la case départ.

Je me suis donc attribuée la mention artiste, plutôt que sportive.

Comme s’il fallait s’associer à un certain profil.

En 4è secondaire, j’ai décidé de faire un grand pas pour contrer mon blocage mental. À la sortie d’école de ski alpin (je n’avais jamais fait de ski alpin en passant), j’ai choisi d’en faire toute la soirée. Un peu extrême au début, m’a te dire, pour la catégorie « non-sportive » dans laquelle je me mettais. Par chance, j’avais pris des précautions en ayant eu recours à un entraîneur pour un cours de débutant. À partir de ces premiers slaloms, je me suis dite : « Ok, si je veux essayer quelque chose, je vais le faire, tout simplement. C’est pas parce qu’à la base je ne suis pas sportive, que je ne peux pas le devenir. ».

J’ai donc commencé à essayer toutes sortes d’activités diverses, que ce soit sportives, d’adresse, d’équilibre et plus, dans le but de m’améliorer et de découvrir encore plus mes capacités. Il y a un an, j’ai décidé de m’inscrire au karaté pour améliorer ma confiance et ma discipline. Au début, je ne comprenais pas trop comment frapper ou où me placer. Puis j’ai décidé d’en rire. Parce que pourquoi s’attendre à être aussi bonne que des gens qui en font depuis au moins cinq ans dès le premier jour ? Cinq ans en un jour. Oui, probablement, hein ?

Alors, j’ai continué, j’ai appris, j’ai compris.

J’ai tissé des liens, défait des croyances erronées, comme celle d’être parfaite tout de suite pour mériter l’admiration de soi et des autres. Puis, j’ai eu ma première médaille d’or ; un exploit pour moi! Aujourd’hui, je continue à essayer, à découvrir et à être fière de faire de la course, du conditionnement physique, du CrossFit (Dieu que c’est intense ça), de l’escalade (c’est demandant, mais bien rigolo et en plus, tout le monde s’aime), du rafting, et puis ce soir, je commence une session de volley-ball.

Ouin, c’est vrai qu’elle est pas tant sportive la fille, hein ?

 

Source image de couverture : Pixabay
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