Faits Vécus

Je suis de celles qui ont toujours cru aux événements de la vie, aux liens et aux certitudes.

Ce que je veux dire par là, c’est que je crois foncièrement que quelque chose nous attend, quelque part. Et qu’une action arrivera, peu importe ce que nous tentons de faire ou de ne pas faire. Comme une série de moments en temps et en heure, qui existent. Ils attendent l’instant idéal pour se développer, mais ils sont toujours là. 

Puis, on fait des choix de vie.

Ceux que l’on croit les bons.

Parfois, on est aligné avec eux et on va tous dans la même direction. Parfois moins.

Il arrive que nous décidions de revoir nos positions, donc changer d’idée, de chemin. Nous pouvons également choisir de continuer de la même façon. Même si l’on sent que quelque chose cloche. Une décision n’est pas toujours bonne ou mauvaise, mais elle a toujours sa raison d’être et d’exister.

Ces choix, nous les faisons selon différents contextes, différentes situations. 

Dans un esprit de logique ou de sens, qui nous maintiennent, pense-t-on, sur le bon chemin.

Puis il y a les choix du cœur.

Au moment d’écrire ces lignes, j’ai 34 ans. Et je découvre que les choix du cœur sont la solution à cette équation que je tente de résoudre depuis tellement longtemps.

Que ce sont ces choix qui nous maintiennent en équilibre et alimentent notre âme. Que ce sont aussi eux qui font en sorte que nous pouvons avoir le privilège de nous sentir exactement à l’endroit où nous devons être.

Ce sentiment est nouveau pour moi.

Je l’ai côtoyé de loin, effleuré des doigts à quelques reprises. Je l’ai regardé s’approcher puis disparaître. Jamais ne je l’ai vécu comme je le vis aujourd’hui. Je dois avouer qu’il me fait encore peur par moment, mais de moins en moins.

J’ai aussi découvert que les choix du cœur sont ceux qui nous chamboulent le plus.

Parce qu’ils nous poussent à nous mettre à nu et à déplacer beaucoup d’objets dans la maison intérieure qui nous habite. Ils nous obligent à nous regarder dans la glace et de faire connaissance avec nous-mêmes.

Parfois pour la première fois.

Savoir qui nous sommes et ce que nous souhaitons réellement. Rapprivoiser sa nature. Pour peut-être découvrir que ce que nous croyons absent était là, simplement endormi. J’apprends également que lorsque l’on se déplace enfin sur le chemin qui nous attendait vraiment, cela se ressent intrinsèquement. Comme si tout était à sa place sans que nous l’ayons demandé. Et chaque pas vers l’avant est plus fort. 

Ce printemps, j’aurai 35 ans.

Je me sens forte et fragile à la fois. J’apprends à me faire confiance tous les jours. À respirer à pleins poumons, à redécouvrir ce que j’avais laissé de côté pendant tellement d’années. À reconnaître la femme que je suis. À sentir la brise du vent sur ma peau comme si c’était la première fois. Et tout ça, je le ferai dorénavant en choisissant avec mon cœur, pour toujours.

Je me le suis promis. 

 

Source de l’image de couverture : Unsplash
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Cynthia Ludvik

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Jamais mieux servi que par soi-même