Faits Vécus

Pas d’attachement: je pense que c’était pas mal la seule chose que l’on s’était vraiment promis. On s’était serrés la main pis on avait mis des conditions à respecter parce que, tu sais, on le savait quand même pas mal qu’un de nous deux allait finir par s’accrocher pis pas juste un peu. Mon cœur était pas mal amoché pis le tien aussi. On avait de la misère à se regarder dans les yeux, parce qu’ont le savait bien qu’au fond, nos yeux diraient ce que nos bouches ne disaient pas. J’étais jeune pis j’étais pas toute là. C’est peut être ça qui t’a fait peur, qui sait?

Je voyais la vie en rose avec quelques petites taches de noir pis toi, tu la voyais totalement noire. J’ai essayé de te sauver, de toi, d’eux, mais ce n’était jamais assez ou plutôt, trop pour toi. J’avais peur parce que, bercée par l’amour, je ne pouvais m’imaginer que mon cœur soit brisé à nouveau. Malgré le fait qu’il soit amoché pas juste un peu, tu es arrivé avec ton petit pot de colle pis t’avais essayé de recoller les morceaux un par un.

Pis tu les as arrachés un par un aussi vite.

J’avais mal, pis je pensais que notre relation sans émotion pouvait tout arranger, mais je m’étais trompée; autant pour ça que sur toi.

Les yeux pleins d’eau, je t’ai supplié de ne pas lâcher ma main, pis de m’aimer autant que je t’aimais Tu l’avais lâché tellement facilement et rapidement que je me suis demandée si tu m’avais vraiment aimé comme tu me le disais si bien, mais tes paroles étaient fausses autant que l’amour que tu avais pour moi.

pétales de roseSource image: Pixabay

Je voulais plus, tellement plus, sauf qu’on se l’était promis: pas d’attachement. Comme une conne, je me suis attachée à toi, à nous, à notre histoire. De jour en jour, je m’attachais de plus en plus, et l’amour que j’avais pour toi me rendait folle au point où j’ai décidé que je devais me sauver, moi, au lieu d’essayer de te sauver, toi. Les yeux remplis d’eau pis le cœur lourd, j’ai décidé de tourner la page et de penser à moi, à nouveau, parce que je ne l’avais pas fait depuis tellement longtemps.

C’était si dur de t’oublier et de te laisser partir, malgré l’amour que j’avais pour toi, que j’ai décidé de ne plus ressentir pour personne ce sentiment qui m’avait apporté tellement de tristesse. Je ne voulais plus aimer et être aimée parce qu’à force d’être déçue, je me suis brisée pour aider les autres à aller mieux, quand c’était moi qui avais besoin de cette aide. Je me suis défilée ensuite parce que j’avais si peur d’avoir mal et d’être blessée comme je l’avais été à tes côtés.

Je te remercie par contre de m’avoir appris à aimer à nouveau après l’enfer que j’avais vécu quelques années auparavant.

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Carol-Ann Lafontaine

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