J’ai fait une folie. J’ai décidé d’écouter mon microbiote (c’est-à-dire mes guts) et de quitter Montréal pour une semaine. Juste une semaine, tu me diras que c’est peu, et ce ne serait pas faux. Mais après deux ans et des poussières cloué au sol, c’est déjà pas mal. Le bémol, et le titre de l’article, c’est que je ne pars pas avec mon chapeau de touriste. Je quitte à titre de nomade digital (ces mots ensemble, ouf, allo boomers). Je prends la direction de la Californie, pour me sauver de l’humidité montréalaise, changer d’air, visiter ma date et aller faire un tour dans un Target.

Le Cahier se gère bien à la maison, même si ma maison est dans un autre pays. Mais il faut quand même garder en tête que tout risque d’être un peu plus compliqué que prévu au début.

1. Où vas-tu t’installer pour répondre à tes courriels ?

Vas-tu t’enfermer dans ta chambre d’hôtel ? Vivre le fantasme d’être un habitant de la place et prendre racine dans un café ? Louer un espace de co-working et faire de nouvelles rencontres ? Peut-être que ta compagnie à une branche à ta destination et tu pourrais y emprunter un bureau vide ?

Fais. Tes. Recherches. Avant de quitter. Je ne croyais pas faire face à la situation suivante au début, mais j’étais sans données cellulaires pour 24 h, me butant uniquement à des cafés sans wi-fi et même sans prises électriques pour mon pauvre ordinateur et sa batterie défaillante. Pas la façon la plus idéale de découvrir la ville…

Un café électrifié, mais sans internet…

2. Comment vas-tu gérer le décalage horaire ?

J’écope d’un délai de 3 heures, et j’ai choisi de travailler sur l’horaire de Montréal, pour ne pas avoir un trop gros impact sur le reste de l’équipe qui était aussi à distance cette semaine, mais sur l’heure de l’Est.

C’est beaucoup de mathématiques pour mon cerveau de créatif. Si tu penses à partir plus loin que la côte ouest, il faudra prévoir d’avance tes rencontres d’équipe, tes meetings et ajuster tes livrables en conséquence.

3. Ton forfait cellulaire permet-il l’itinérance ?

J’ai fait le saut, en arrivant, en me rendant compte que ma couverture américaine ne débutait que quelques jours après mon arrivée. Auparavant, pré-COVID, you know, c’était automatique, montant quotidien, mais j’ai depuis changé de fournisseur et je n’avais pas eu l’occasion de quitter le pays depuis. C’est important de considérer ces frais et ces changements dans le budget de ton voyage.

4. Manger au resto ou cuisiner à l’hébergement ?

Cette question se répond par d’autres questions : combien de temps pars-tu ? Où loges-tu ? Ici, à San Francisco, c’est meilleur marché pour moi, durant une semaine de vivre de collations à l’hôtel et de restos. Les airBnB sont très très chers, trois fois ce que je paye pour ma chambre, genre… et donc, au quotidien, ce n’est pas logique de payer plus cher pensant sauver ailleurs et ça m’aurait empêché de découvrir les saveurs de ma ville d’accueil.

5. Tes dates de voyage concordent-elles avec des jours travaillés ?

J’étais vraiment plein d’espoir de pouvoir avancer mes projets dans l’avion. À la seconde où c’était permis, ma voisine de devant a étendu son siège, ruinant ainsi toute possibilité de travailler confortablement. Encore heureux, ce dernier lundi était férié, et donc je ne me sentais pas mal de ne pas pouvoir prendre cette avance qui aurait tout de même été bien nécessaire pour les deux prochains points.

Tu es maître.sse de ton horaire, mais mon conseil c’est de profiter d’une journée de congé pour voyager et prendre le temps d’arriver à destination plus reposé, au lieu d’essayer d’assister à un zoom durant une escale à Madrid.

6. As-tu du temps pour profiter de ta destination suffisamment ?

J’ai choisi des vols qui me faisaient arriver tôt, et partir tard. J’ai combiné des fériés, des jours personnels et des jours de vacances pour me fabriquer une semaine assez complète, mais assez aérée grâce au décalage horaire pour me permettre des après-midi loin de mon ordinateur et des soirées sur les terrasses. C’est un peu plus de planification qu’un voyage normal, mais c’est peut-être parfois trop difficile à jongler et ça peut ne pas en valoir la peine au final.

Un voyage dans les règles de l’art te ferait peut-être plus de bien ?

7. Es-tu assez d’avance dans ton boulot pour ne pas gaspiller ton temps ?

J’ai voulu prendre de l’avance autant que j’ai pu, mais il y aura toujours des balles courbes et des circonstances atténuantes qui font que tu devras prendre un peu plus de temps pour le boulot que prévu. Mon horaire, heureusement, est toujours flexible, autant en tant qu’employé qu’en tant que touriste.

Mon conseil : avant de quitter, fais la liste des plus gros morceaux de tes semaines à venir, tes plus petits, et à qui tu peux déléguer avant pendant et après certaines tâches qui seront impossibles à faire à grande distance. Par exemple, mon montage vidéo qui pourrait retarder quelques projets a été fait d’avance et seulement les modifications finales ont été à apporter on the go.

Image de couverture par Tim Foster

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