« On a pu 20 ans, nos belles années de jeunesse, si je pouvais retourner à 20 ans… », c’était effectivement de belles années, pleines de découvertes et d’aventures, mais je dois dire qu’à l’aube de mes 32 ans, je ne retournerais pas en arrière ! J’apprends toujours à découvrir, à vivre, à créer de nouvelles façons de profiter, à trouver un nouveau besoin, de nouvelles envies et surtout de faire de nouvelles rencontres. Ces rencontres sont souvent beaucoup plus enrichissantes qu’à 20 ans, elles sont honnêtes, franches et remplies de désir.

La différence entre 20 et 30 ?

Je suis davantage à l’aise avec moi-même, mon corps, mes besoins, mes envies, ma sexualité, ma carrière, bref, avec tout dans ma vie. Je ne cherche plus autant à m’accepter et trouver un sens à tout, j’ai déjà compris et accepté celle que je suis. Et par période de remises en question, ce n’est que remis en perspective et réorientation de ma boussole imprécise. Mais ce fameux mouton noir, celle que je considère être, il n’est pas toujours facile à dresser ; loin d’être docile, rempli de caractère et de différences.
Tout n’est pas toujours blanc ou noir, certains moments sont plus difficiles que d’autre, et malgré tout, après ces années folles, je crois finalement avoir quelques boules de laines blanches qui ressortent un peu partout, je ne suis pas que noir, et je n’ai pas seulement qu’un côté givré non plus, je peux aussi être nature (référence au Mini-Wheats ici, clairement mes céréales préférées). On peut peut-être appeler ça la sagesse, ou du moins l’expérience et le vécu. On se rend compte qu’un équilibre est plus que nécessaire, les meilleurs cocktails ne sont pas que sucrés ou amers, mais bien une fusion de saveur : amer, sucré, acide et même salé. À 20 ans je pensais devoir en choisir seulement une, à 30 ans je veux être un tout ; une mixologue des saveurs de ma vie.

J’ai surtout l’impression de commencer à vivre réellement

J’ai la tête pleine, les épaules lourdes de projets, d’envie et de travail. J’apprends à mieux gérer mes priorités, à déterminer mes besoins présents et à m’affirmer dans ceux-ci. J’ai l’impression d’être une autre personne que celle de mes 20 ans, je préfère vivre mes expériences maintenant, je le fais de façon curieuse, volontaire, sans ambivalence et sans influence, je me sens mieux et plus en sécurité dans mes décisions. À 30 ans tu as appris à t’entourer de meilleures personnes, à créer des liens, te faire des contacts et un réseau. Tu as appris également quelles étaient tes limites et à quel moment en profiter ou non.
Bien entendu d’être à l’aise avec qui tu es et ce que tu veux ne t’apporte pas tout. Tes choix ne t’apportent pas toujours un bonheur absolu. Tu peux ne pas vouloir être en couple parce que tu n’es pas rendu là dans ta vie, et perdre une personne qui aurait pu être tout ce que tu désires en relation, tsé, « l’homme parfait », celui que tu idéalisais. Tu peux accepter une opportunité de carrière qui va tout changer pour le mieux, être le début de beaucoup de choses, mais qui va te demander beaucoup de temps, d’énergie et une force de Jedi pour « starter » tout ça. On apprend encore à vivre avec nos choix du présent, en pensant tout de même un peu au futur, l'équilibre n’est pas toujours facile à trouver, peu importe son âge.

Je pense que ma vingtaine m’a permis de me préparer à la vie

À mes belles années qui s’en viennent. J’ai beaucoup plus confiance en moi, je me sens plus belle et énergique que jamais, j’ai soif de projets et de l’ambition plein la tête. J’ai une folle envie de vivre, de profiter, de créer, d’apprendre. J’ai envie de découvrir, voyager, rencontrer et avoir du plaisir. J’ai envie de mobiliser, de changer le monde.
Je sens que c’est le début d’une belle décennie, ma trentaine est assurément la nouvelle vingtaine ; et malgré tous les obstacles, tout finit par avoir un certain sens.
Attends-moi la vie, j’arrive !
Image de couverture par Johannes W

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