Faits Vécus

Passer de la vie d’adulte sans enfant à la vie de famille, on le sait, c’est toute une transition. Et quand on atterrit dans le quotidien d’une famille déjà établie, avec ses habitudes, ses règles et ses traditions, ça peut être effrayant.

Je peux dire par expérience que, même dans le meilleur des mondes, les premiers mois vous demanderont des ajustements, de part et d’autre. Tout le monde a ses attentes, ses désirs et ses besoins et il faut se montrer indulgent les uns envers les autres (en commençant par soi-même!) si l’on souhaite qu’il n’y ait pas trop de sable dans l’engrenage.

Voici donc quelques conseils qui sauront, je l’espère, faciliter cette période de transition.

Source image: Pixabay

1- Vas-y graduellement

Je te suggère fortement de débuter ton immersion de façon graduelle. Commencer par passer une journée ensemble, puis une fin de semaine quand on est plus à l’aise et ainsi de suite, ça permet de s’initier tranquillement à la dynamique qui est déjà en place. Ça laisse la chance à ton chum et ses enfants de te montrer qui ils sont en tant que famille et par le fait même de t’adapter. Aussi,  ça te permet de voir si tu te sens bien et de développer des liens qui seront essentiels quand ta présence sera plus importante dans la vie des tout-petits.

2- Communique avec ton chum

Discuter, avant même que vous habitiez ensemble, comment vous souhaitez vivre votre vie de famille reconstituée et des rôles que chacun a envie de jouer est très important. Ça permet de voir si vos valeurs sont compatibles et ça va faire de vous un couple fort de ses convictions et à l’aise dans sa manière de fonctionner. C’est particulièrement important quand les enfants ou l’ex  réagissent à ta présence grandissante (il y a de bonnes chances que ça arrive, j’en parlerai dans un prochain texte).

3- Établis tes limites

S’il y a des choses que tu n’es pas prête à faire ou à tolérer, s’il y a des choses que tu as observées qui te déplaisent ou te rendent mal à l’aise ou si tu as des besoins précis, il vaut mieux en parler avant que tu habites à temps plein avec ton homme. Par exemple, j’ai d’emblée dit à monsieur que je souhaitais être consultée lorsqu’il devait prendre des décisions concernant mademoiselle qui ont aussi un impact dans ma vie. Ainsi, si la mère de la petite demande un changement d’horaire de garde, comme ça implique que notre horaire à la maison changera aussi, mon chum m’en parle d’abord. Tu te dis peut-être que c’est la moindre des choses, mais il vaut mieux clarifier tes attentes plutôt que d’assumer que ton copain saura les anticiper. Si tu réalises que quelque chose est primordial pour toi ou te dérange, c’est important d’en parler rapidement.

4- Prends du temps pour toi

Une fois que c’est fait, que tu habites à temps plein sous le même toit que ton amoureux et la marmaille, je te suggère de planifier du temps qui te sera réservé pour faire quelque chose qui te plaît sans eux. Ça te permettra de souffler un peu; la vie de famille peut être étourdissante parfois, surtout lorsqu’on en a pas l’habitude. Ça donnera aussi l’occasion à ta tendre moitié et ses enfants d’avoir quelques moments privilégiés. Tout le monde y trouvera son compte!

Source image: pexel

5- Entoure-toi de positif 

Quand on devient belle-mère, il arrive qu’on se sente un peu perdue et on aimerait parfois avoir des conseils. On se retrouve donc à farfouiller sur le net à la recherche de trucs et à demander aux gens autour de nous comment ils s’organisent et comment ils vivent la vie de famille reconstituée. Bien que ça puisse être une bonne chose de voir ce qui s’offre à nous, j’ai trouvé que la plupart du temps, les commentaires négatifs sont prédominants et que ça peut rapidement devenir décourageant en plus d’exacerber les petits irritants. T’entourer de personnes positives et de bonnes influences pourra t’aider à naviguer tout ça plus facilement. Souvent, les gens pensent bien faire en partageant leurs histoires, mais ces dernières peuvent parfois nous angoisser et nous faire redouter ce que nous réserve l’avenir. Assure-toi d’avoir des amis bienveillants qui sauront t’écouter quand ça ne va pas, mais qui sauront aussi te faire voir le bon côté des choses et t’encourager.

6- Fais les choses à ta manière 

Tu vas voir, certaines personnes vont vouloir partager leur façon de fonctionner et te conseiller. Et si tu lis sur le sujet, tu verras qu’il y a une foule d’approches possibles. C’est important que tu sois à l’aise avec tes choix et que tu fasses les choses à ta manière. Ce n’est pas parce que ta voisine a choisi de ne pas s’impliquer dans l’éducation de ses beaux-enfants que ça fonctionnera pour toi. Écoute ton cœur et ton instinct, il n’y a personne de mieux placé que toi pour savoir ce qui te convient. Et quand il est question de déterminer ce qui est bon pour votre famille, les experts ne sont nul autre que ton chum et toi.

7- Privilégie une communication saine

C’est possible qu’il soit plus difficile de parler de certains sujets. Après tout, quand on parle d’enfants, d’ex, de vie commune, etc., la charge émotive peut être grande. Essaie de trouver une manière de communiquer avec ton chum qui vous permettra d’avoir des échanges agréables et d’éviter que les sujets tournent au conflit. Il faut aussi trouver des moments où vous pourrez parler calmement, sans interruption des enfants. Certains couples préfèrent discuter sur l’oreiller, d’autres en partageant on bon verre une fois que les enfants sont couchés. À vous de voir ce qui fonctionne. Chez nous, les sujets plus difficiles, c’est par écrit qu’on les aborde. Ça nous permet de prendre un peu de recul, de peser nos mots et aussi de mûrir nos réflexions avant de les partager avec l’autre. N’hésite pas à essayer différentes méthodes avec ton chéri. Ça vous servira aussi dans d’autres aspects de votre vie de couple.

8- Fais gentiment ta place

Ton chum et ses enfants forment une équipe solide et ont déjà des habitudes et traditions qui leur sont propres. Il pourrait donc arriver que tu te sentes en marge par moments. Si ça t’arrive, essaie de comprendre pourquoi tu te sens de cette manière-là et verbalise ton sentiment. Tu peux peut-être suggérer certains ajouts ou modifications aux habitudes de vie ou aux traditions qui mettront un peu de ta couleur dans la vie familiale et te donneront le sentiment de faire partie de l’équipe. C’est possible de faire ta place sans tout chambouler. Montre ton intérêt et fais preuve d’initiative. Suggère des activités qui t’intéressent et faites des plans en famille.

Source image : Pixabay

9- Ne force pas les choses

Je ne connais pas beaucoup de belles-mères pour qui ne trouvent pas important d’avoir un bon lien avec leurs beaux-enfants. Mais c’est le genre de choses qu’on ne peut pas forcer, ni précipiter. Il faut prendre un jour à la fois et faire de notre mieux pour démontrer aux enfants qu’on est digne de confiance, même dans les moments difficiles. Je dirais même particulièrement dans les moments difficiles. Essaie de créer des occasions de plaisir et de complicité avec eux. Par exemple, organiser une petite surprise d’anniversaire pour mon homme et mettre ma belle-fille dans le secret en la consultant pour certaines décisions nous a permis de vivre de beaux moments ensemble.

10- N’aie pas peur de dire non

Même si tu souhaites que les enfants t’aiment, il viendra probablement des moments où tu vas devoir leur refuser des choses et qu’ils seront en colère contre toi. Céder à leurs demandes par crainte qu’ils te détestent ne te rendra pas service. Évite d’entrer dans ce genre de dynamique et reste ferme. Si tu as une bonne raison de refuser quelque chose, maintiens ta position, c’est toi l’adulte après tout. Et si ta crainte persiste, dis-toi que les enfants n’aiment pas moins leurs parents parce que ces derniers leur refusent des choses ou doivent sévir par moments. J’en conviens, se faire crier « t’es pas ma mère » ou encore, « je voudrais que tu n’existes pas » par un enfant enragé, ça peut ébranler. Mais sous le coup de la colère, il peut arriver à tout le monde de dire des choses qui dépassent la pensée. Si ça arrive, profites-en pour faire un retour sur la situation et pour dire à l’enfant comment tu t’es sentie. Si tu n’es pas à l’aise de le faire seule, demande à ton amoureux de t’accompagner pendant la discussion. La communication entre ton chum et toi est essentielle, mais elle l’est aussi avec tes beaux-enfants. Et n’oublie que cette période d’adaptation leur demande beaucoup aussi!

Source image de couverture: Pixabay
-->
Un article de
Anonyme's Avatar
Articles suivants
Article Featured Image

Mon dernier « sprint » de grossesse