Faits Vécus

** Traumavertissement: Dépression, santé mentale. Des ressources d’aide sont listées à la fin de cet article.

J’aimerais donc, moi aussi, avoir une baguette magique et me départir de cette maladie si lourde à porter. Le truc est qu’au fil des années, j’ai appris à ne plus la voir comme étant un fardeau. Je vais être honnête avec vous, étant moi-même dépressive depuis de nombreuses années : la patience est le plus grand atout dont nous puissions nous servir.

*Surtout, je tiens à préciser que je parle de ma propre expérience, que je ne suis pas médecin, que chaque personne est différente et que si vous avez des idées noires ou autres symptômes douloureux : demandez de l’aide, parlez-en à vos proches, votre spécialiste de la santé et/ou présentez-vous à l’hôpital le plus proche de chez vous. *

J’ai reçu mon premier diagnostic à l’âge de 14 ans et aux dernières nouvelles, il est toujours d’actualité. Cela peut sembler décourageant, mais croyez-moi ça ne l’est pas. La chose qui m’a le plus choquée est l’un des plus grands stéréotypes sur la dépression : les gens dépressifs sont toujours au lit à pleurer et incapables de vivre normalement. Faux. Il y a des phases plus difficiles et des diagnostics plus sévères, mais rien n’est constant.

J’ai longtemps été frustrée par ma condition et je ne pensais jamais m’en sortir. Je n’en ai parlé à personne jusqu’à tant que ce soit insupportable, puis j’ai été hospitalisée, car la vie était devenue un vrai fardeau. Je dirais que je suis restée dans cet état d’esprit environ deux ans, puis ça s’est stabilisé. J’ai continué à voir plusieurs psychologues et psychiatres, car on va se le dire : c’est difficile de trouver chaussure à son pied. J’ai commencé à aller mieux lorsque j’ai fait l’acceptation de la situation et que j’ai cessé de m’en vouloir pour des choses qui ne se contrôlent pas. J’ai continué à vivre ma vie en étant plus douce et indulgente avec moi-même.

dépression, vie, belle, pas seuleSource image: Unsplash

Aujourd’hui, la dépression est toujours là, mais la vie est tout de même belle. Je ressens quand une période plus grise est à venir et je m’assure de prendre les moyens nécessaires pour ne pas me perdre dans l’obscurité. Je travaille comme Monsieur et Madame tout le monde, mais si j’en ressens le besoin, je vais prioriser ma santé avant tout. J’avertis même mes proches, car il se peut que j’aie tendance à me renfermer sur moi-même. Ce n’est pas mal de passer du temps sans parler à personne ou être sur les réseaux sociaux même que ça peut aider à se ressourcer, il faut juste trouver un équilibre : SON équilibre.

Si j’ai quelques conseils à donner, ce sont ceux-ci :

  •  S’entourer de personnes positives et compréhensives.
  • Éloignez-vous des endroits toxiques et des environnements nocifs (que ce soit où vous travaillez ou où vous vivez.)
  • Si le point #2 est impossible pour le moment, essayez de vous trouver un endroit paisible où vous ressourcer.
  • Cherchez un équilibre entre votre vie sociale et votre besoin de solitude.
  • Ne vous forcez pas à faire des choses dont vous n’avez pas envie.

Et surtout : Parlez-en, recherchez les ressources adaptées à vos besoins et demandez de l’aide. C’est correct de ne pas se sentir bien. Les plus beaux jours sont à venir.

Avec tendresse,

L.

Ressources

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Laurence Hamel

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