En jargon vétérinaire, un citron est un animal, quel que soit son espèce, sa race ou son âge, qui a une ou plusieurs problématiques de santé récurrentes. Comme je vous l’ai raconté précédemment, mon petit Whisky (maintenant pas mal dodu, on va se le dire franchement) a reçu cette étiquette très tôt dans sa vie de chat. Et si un félin a neuf vies, alors je peux dire que, malheureusement pour lui, mon minet en a déjà perdu quelques-unes. Depuis sa naissance, il y a presque neuf ans, son dossier médical a été rempli d’événements.
Plus Whisky prend en sagesse (façon plus mignonne de dire qu’il vieillit comme nous tous), plus sa constipation est récurrente et potentiellement dangereuse.
Plus cet aspect de sa santé prend également de l’ampleur dans ma vie en ce qui concerne les soins, la gestion et les coûts associés au tout. Je dois le nourrir avec une diète avec un haut rapport en fibres qui ne se retrouve qu’en clinique vétérinaire. Idéalement avec de la nourriture en canne aussi, étant donné que l’eau présente dans le pâté aide à hydrater le côlon et garder le tout lubrifié. Ces croquettes et ces cannes coûtent beaucoup plus cher que chez Mondou ou Costco. Ceux qui savent me comprennent. Travaillant à ce moment-là toujours dans le milieu, je reste à l’affût des nouveautés à essayer pour me simplifier la vie. Comme un liquide vendu en sachet pour favoriser l’hydratation. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour nos boules de poils d’amour !
Éventuellement, la diète à elle seule ne suffit plus et la médication doit être commencée à la suite d’un séjour en clinique où plusieurs lavements ont été nécessaires.
Après quelques centaines ou milliers de dollars dépensés, commence alors une séquence de soin deux fois par jour, tous les jours. Je réalise que, dans cette malchance, Whisky se laisse traiter comme un champion et qu’il est très facile de lui donner des médicaments (une chance, oui!). Je dois donc adapter mon emploi du temps (et mon budget) à une médication qui doit être administrée deux fois par jour, autant via la nourriture que par comprimés oraux. Ce plan de traitement a commencé lorsque mon beau roux avait environ trois ans et a fonctionné sans trop de failles depuis.
Toutefois, comme tout bon citron qui se respecte, Whisky a développé également un autre problème de santé majeur, soit une haute sensibilité au système urinaire.
Cette sensibilité a été assez évidente lorsqu’il a fait un blocage urinaire lors de ma séparation en 2023. Comme si se faire laisser spontanément après sept ans l’avait stressé, lui aussi. J’ai dû prendre la décision de le traiter avec un budget très limité (séparation obligatoire), et finalement, sa vessie contenait la plus grande quantité de sable que mon vétérinaire n’avait jamais vu! Encore des médicaments, un plan de traitement, des dollars dépensés. Quand on y réfléchit, Whisky n’a que six ans à ce stade-ci et il vaut son pesant d’or déjà, dans tous les sens.