Malgré notre amour-haine des réseaux sociaux, il y a quand même du bon qui en ressort. Les plateformes permettent un accès direct au public et donnent ainsi de la visibilité aux artistes.
La question se pose : la réussite sur les réseaux sociaux se transpose-t-elle sur scène?
Tommy Néron, humoriste et chroniqueur radio pour Rouge FM, a prouvé que oui, en lançant son tout premier one-man-show, Les fleurs poussent encore.
L’ayant moi-même découvert il y a quelques années par l’entremise de TikTok, où il accumule maintenant plus de 138 000 abonnés, j’étais bien excitée d’avoir la chance d’assister à sa première médiatique. Je savais d’ores et déjà que Tommy Néron avait un sens de la répartie incroyable, mais qu’en serait-il de la scène? C’est bien simple, elle lui appartient!
Ses capsules humoristiques criantes de vérité n’étaient qu’un avant-goût de son humour authentique. Les fleurs poussent encore nous invitent à entrer dans l’intimité du jeune artiste et à partager quelques anecdotes de vie avec lui.
En nous dévoilant des fragments d’une enfance marquée par la pauvreté et de nombreuses rencontres chez la psy, Tommy Néron témoigne des obstacles de la vie courante, tout en nous incitant à les aborder avec humour plutôt qu’avec tristesse. Par son spectacle, il nous montre qu’on peut trouver du positif même dans les moments les plus difficiles.
Cet artiste de la relève excelle sans aucun doute dans l’art de raconter et sait insuffler une touche de légèreté à un message empreint de sensibilité.
C’est d’ailleurs avec un trémolo dans la voix qu’il remercie en fin de spectacle toute l’équipe derrière lui, qui a contribué de manière remarquable à la réalisation de ce stand-up. Après deux ans de préparation et de rodage, le jeune humoriste a également pleinement mérité la vague d’amour et d’applaudissements qui ont suivi sa performance. Après tout, c’est son travail acharné qui a su arracher chacun des éclats de rire dans la salle en abordant, entre autres, son enfance insolite et la transformation de la parentalité d’une génération à l’autre.
Pour tout dire, j’ai quitté le Gesù avec des joues endolories par le rire et un pressentiment que Tommy Néron va briller encore longtemps sur la scène québécoise.
