Cette phrase, je me la répète très souvent et ce, depuis que je suis toute petite… et depuis quelques mois, c’est à tous les jours. Quand je dois conduire ma voiture, quand je vais au restaurant avec mes amies, au centre commercial avec ma sœur, quand je suis seule à la maison, quand je vais à l’école, quand je suis devant ma feuille d’examen, etc. Pourquoi? Parce que je souffre d’un trouble panique en plus d'agoraphobie et d’anxiété.

Source : thefreedomexperiment.com
J’ai toujours eu tendance à stresser plus que les autres (sûrement parce que je suis une grande perfectionniste qui se met beaucoup trop de pression!) et à me faire du souci facilement (sûrement grâce à mon imagination débordante!). Il y a environ cinq ans de cela, j’ai commencé à faire des crises de panique et à éviter les lieux où j’en faisais. Le pire, c’est lorsque j’ai commencé à avoir peur de revivre ces crises. Ma tête était tellement occupée à essayer de ne pas y penser que sans le vouloir, je pensais juste à ça et c’était vraiment épuisant! Le stress était devenu beaucoup trop grand et l’anxiété commençait à nuire à ma qualité de vie, tout ça était devenu problématique. Avec le temps, ça ne faisait qu’empirer…
Au début, je n’osais pas trop en parler. Peut-être parce que je me trouvais folle, parce que je ne comprenais pas, moi-même, ce qui m’arrivait, parce que j’avais peur d’embêter les autres ou parce que j’avais peur du jugement que les gens porteraient sur moi. Cet été, je n’ai plus eu le choix. Ça faisait trop longtemps que j’essayais de m’en sortir toute seule. J’étais à bout et j’avais besoin d’aide. J’ai finalement décidé d’en parler à mes parents, à ma sœur (Bbchou je t’aime!), à ma famille, à ma meilleure amie et laissez-moi vous dire que ça m’a fait le plus grand bien. Je me demande encore pourquoi je ne l’ai pas fait avant, il faut croire que je n’étais pas encore prête! Ça va bientôt faire trois mois que je suis suivie par mon médecin pour mon trouble panique, que j’ai choisi de voir une psychologue et que j’ai fait le choix de prendre de la médication. Ces choix, je les ai faits pour m’aider et je ne les regrette pas une seconde!

Source : atlasdrugandnutrition.com
Me voilà maintenant en pleine mi-session à ma dernière année d’université… je n’y crois pas encore, moi qui ne pensais même pas être capable de recommencer en septembre! J’ai des travaux et des rencontres d’équipe par-dessus la tête mais je prends quand même du temps pour moi, pour me faire plaisir et je n’hésite pas à faire des pauses quand j’en ai besoin (comme un p’tit cours de Power Yoga avec mes amies!) Ce travail que je suis en train de faire sur moi-même (et qui est loin d’être fini d’ailleurs!), c’est celui dont je suis le plus fière et ce, même si aucune note n’y est attribuée. Ce n’est pas toujours facile de vivre avec ce trouble et, je ne m’en cache pas, j’ai aussi de moins bonnes journées mais je suis sur la bonne voie et j’avance un jour à la fois en remerciant tout ceux qui m’entourent d’être présents à mes côtés.
Ce texte, je l’écris un peu pour moi et beaucoup pour vous aussi ! Pour que vous sachiez que vous n'êtes pas seules, pour vous encourager à parler, pour que vous sachiez qu’il y a des solutions, pour que vous n'ayiez pas à avoir peur et pour vous dire que ça va bien aller!
Et surtout, pour que vous n'oubliez pas que vous aussi, vous êtes belles, bonnes et capables de vous en sortir !