Style de vie

Voici une définition pigée dans le dictionnaire du mot rage : « mouvement violent de colère ». Lorsque j’ai vu ce roman qui a, en première de couverture, un cornet de crème glacée avec une cerise, cela m’a intriguée. Pour cette raison, j’ai décidé de l’acheter sans hésitation. Lorsque j’ai commencé à le lire, j’ai éprouvé le sentiment exprimé ci-haut tellement je l’ai aimé et tellement je voulais me rendre à la fin pour vous le conseiller. Je vous avertis, vous pourriez, vous aussi, développer une telle émotion en le lisant.

Rage de sucre de Mikaël Archambault raconte l’histoire de Flavie, une professeure d’histoire au secondaire qui beaucoup de mal à digérer sa rupture amoureuse. La jeune femme est victime de rages de sucre problématiques au point où elle ne les contrôle plus. Comme personnage secondaire, il y a Mélissa, sa meilleure amie, professeure d’art dramatique, accro aux réseaux sociaux, qui ne cesse de séduire les hommes. Pour aider Flavie à contrôler ses rages sucrées, Mélissa l’inscrit à un groupe pour les personnes vivant avec une dépendance. Dans ce groupe, elle y rencontre Tommy, un homme dépendant à la drogue ayant l’allure parfaite du bad boy. Il propose à Flavie de lui prêter son chalet pour qu’elle s’isole de toutes tentations durant une fin de semaine. Elle finit par accepter sous l’influence de Mél. Ce que les deux filles ne savent pas, c’est que leur fin de semaine est loin de s’annoncer aussi reposante que prévu. Au programme: une crevaison, une gaffe impliquant des motos, une policière corrompue, un homme corrompu, des coups de feux, un amant amoureux qui n’aide pas vraiment et de la drogue!

Rage de sucre Mikaël ArchambaultSource image: Les libraires

 

Cette œuvre est une histoire divertissante par l’action qui s’y produit, et ce, dès le début. Aussi, on craque pour l’humour dégagé par certains mots utilisés par l’auteur pour amplifier le problème de son personnage principal. Ainsi, on y retrouve des expressions comme « haagendazsoïnomane » ou encore « briocheàlacannelloïnomane ». Il y a aussi le découragement de la psychologue que Flavie consulte qui est tordant. Il faut dire que les actions extrêmes de Flavie font suite aux conseils de sa psy. Les conseils, eux-mêmes, sont tellement hilarants que la seule réaction possible à cela est le rire. De plus, on constate le divertissement par l’action générale engendrée avec l’apparition du chalet. Finalement, les thèmes généraux tels que l’amitié entre les deux personnages principaux, mais aussi avec Tommy, et l’amour que Mélissa développe envers quelqu’un, mais aussi envers elle-même.

Ce livre est un reflet de problématiques réelles que l’on peut tous vivre : la gestion du stress et de soi, la dépendance, la peur des risques, une rupture et la peur de décevoir. On apprend, au fur et à mesure que l’histoire avance, que la jeune trentenaire a toujours eu peur de décevoir son père, et qu’elle n’arrive pas à gérer ni sa personne et ni son stress. Au bout du compte, cette accumulation provoque chez elle une dépendance incontrôlable au sucre qui lui causera de sérieux ennuis, comme ceux de briser son couple et de faire déborder son milshake des choses qu’elle ne gère pas.

Bref, un parfait mariage de divertissement, d’amour, d’amitié, de choses sérieuses, de réalisme. Le tout est offert dans un enrobage croustillant et désopilant. Tout pour vous faire dévorer ce roman et vous faire chanter cette chanson avec laquelle je termine : Soirée de filles de Marie-Chantal Toupin .

Bonne lecture!

 

Source image de couverture: Unsplash
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Coraly Guillemette

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