Faits Vécus

J’ai souvent entendu des gens dire : « J’ai tellemennnnt hâte de partir de chez nous, je suis pu capable de mes parents ». Ça te dit quelque chose? Peut-être même que tu t’es déjà dit la même chose en fait. Personnellement, je n’ai jamais compris ça. Aujourd’hui, je quitte le nid familial et je braille. Pour être honnête, je pleure depuis un moment déjà. Depuis le jour que je sais qu’on va partir, mon copain et moi. Rassure-toi, je ne pleure pas 24 heures sur 24, 7 jours sur 7; ça vient plutôt en vagues. Des jours, ça va bien et je suis super excitée de partir et d’autres fois, je me demande si c’est une si bonne idée que ça.

Ces journées-là, c’est mon trop plein de stress qui embarque et la peine qui m’envahit: celle de quitter mes parents que j’aime tant. Là, tu vas te dire : « Ahhhh, elle doit partir à l’étranger ou du moins, assez loin de chez elle », mais non. Je vais être à 15 minutes de la maison familiale (tu me trouves ridicule là, non?). Pourquoi je panique autant à l’idée de les quitter te demandes-tu? Honnêtement, je ne sais pas. C’est ça le stress, c’est rarement rationnel. Je me sens mal de les laisser seuls dans cette grande maison, je suis triste de ne plus pouvoir me réveiller avec mon chien tout content de me voir, de ne plus écouter des films d’horreur poches avec ma mère quand il n’y a rien à la télé.

Je suis triste, mais tellement heureuse aussi.

maison blanche automne feuilles jaunesSource image: Unsplash

Je suis heureuse d’avoir enfin MA cuisine où je pourrai utiliser mon blender autant que je veux pour faire mes smoothies sans que mon père ne roule des yeux, j’ai hâte de me réveiller TOUS les matins à côté de l’homme que j’aime, j’ai hâte d’aller faire l’épicerie « comme une grande » et de pouvoir faire ce que je veux, quand je veux.

Bref, depuis quelques mois, je vis ce tourbillon d’émotions qui prend le dessus sur tout. Les gens me disent « Pars pas si t’es si bien que ça chez vous ». C’est vrai que ça serait une option, mais mon cœur me dit d’y aller. Les transitions ont toujours été mes pires cauchemars dans la vie, mais ont aussi toujours été mes plus belles expériences. Je sais que d’ici deux semaines, je n’aurai plus de peine parce que même si je pars de mon petit nid douillet, j’en aurai un autre: notre petit nid d’amour à mon amoureux et moi. Ça sera un nouveau chapitre de ma vie aussi beau ou peut-être même plus beau que celui des dernières années.

D’écrire ces quelques lignes me fait toutefois réaliser à quel point je suis choyée d’avoir une famille avec laquelle je me sens aussi bien et des parents que je ne suis pas si tannée d’« endurer » (malgré mon air de bœuf d’adolescente quotidien).

Bref, si tu es comme moi, je te conseille de te fier à ton cœur et non pas aux montagnes russes que peuvent être tes émotions. Vis tes émotions et ne garde pas tout ça en dedans. Tu as le droit d’avoir de la peine dans un moment aussi heureux, c’est ça la vie. Je me suis souvent sentie mal de pleurer pour ça, mais après avoir pleuré, je me sentais mieux et mon cœur était plus léger. Donc, laisse-toi aller.

Sur ce, je vais finir mes boîtes (que j’ai gardées jusqu’à la fin par peur d’augmenter ma tristesse) et je prends déjà une réservation pour souper chez mes parents le dimanche suivant… ;)

Source image de couverture: Unsplash
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Joëlle Ratté

Les mots « éternelle indécise » sont probablement ceux qui décrivent le mieux Joëlle. Elle doute de tout, mais c’est une fille fonceuse malgré tout....

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