Faits Vécus

 

Moins de dix mots et une perspective de vie vient au monde : assurément, j’adore le pouvoir des mots. « Qu’est-ce que je peux faire pour vous aider? » Vous connaissez peut-être cette phrase. Elle n’est pas de moi, mais d’un magnifique personnage créé par un auteur des plus humains… Cette phrase est devenue un coup de foudre lyrique et, telle une flamme nouvelle, je m’assure de l’alimenter au quotidien. Je constate que, de l’Hôpital New Amsterdam jusqu’à Mascouche, cette phrase a son effet sur les gens, mais davantage sur mon envie de faire du bien.

 

Cette question envers mon prochain me responsabilise sur ma capacité d’assister les gens dans leurs petits défis. Je deviens moins passif. Il est facile de constater ce qui ne va pas assez vite ou ce qui ne tourne pas rond. Dans mon moi conscient, je le vis au quotidien et, depuis que j’ai laissé cette phrase toute simple entrer dans ma vie, je suis passé de la constatation à la proactivité. Elle me donne de l’énergie. Elle me donne le courage que demande la compassion et l’altruisme. Dans mes textes passés, j’ai souvent parlé de ce qui portait au changement dans une vie et une phrase a, sans aucun doute, ce magnifique pouvoir.

 

Je connais les grandes lignes de mon quotidien, ses défis et ses irritants. Je sais que la rue Notre-Dame sera bloquée, que des employés manqueront au travail, qu’il y aura des oublis et que la cafétéria ne comblera pas mon coté gastronome. Je connais le rythme de ma danse, mais, au lieu de constater et de confirmer ces petits tracas, je m’ouvre à la recherche des petites différences que je peux offrir. Aider m’emballe plus que toutes autres expériences déjà tentées. Faites-le test par vous-même devant un miroir. Posez-vous cette question et vous verrez qu’un sourire accompagne ces mots… C’est comme une ouverture du cœur.

 

aider compassion amourSource image : Unsplash

 

Parce que cette phrase et cette expérience vous mèneront à l’amour. Au sens large, mais je pense que l’amour est très large. Parce qu’en tant qu’humain fonctionnel et empathique, je peux changer le monde, mais seulement celui autour de moi. Par mes aptitudes sociales, je peux aider une personne à changer l’angle de sa journée. C’est nourrissant et j’ai de plus en plus faim. Guider une personne qui cherche une direction avec patience, sourire à une personne inconnue sans raison, demander pour vrai comment elle va aujourd’hui. Souhaiter bonne journée, tel un robot ou avec le cœur, fait aussi une différence. S’adresser directement aux autres en les regardant dans les yeux pour qu’ils ou elles se sentent considéré.es. C’est rendre des gestes machinaux en gestes humains. Lorsqu’on est dans cette énergie, on voit les détails de la vie, on reconnaît les gens heureux, on sent aussi la gratitude de ceux et celles que nos attentions ont touché.es. La prochaine fois que vous croiserez une personne sans façon, regardez cette personne avec compassion en vous demandant ce que cette personne a vécu pour vous donner cette impression de déplaisance. Ce changement de regard fera place à l’agréable impression de compassion. 

 

Tout ça sonne un peu biblique : la version moderne de « Aimez-vous les uns les autres ». C’est un angle intéressant qui se transforme et qui grandit en nous. Lorsqu’on l’applique, il fait d’un mauvais lundi pluvieux, une journée extraordinaire. Alors, est-ce que j’ai pu un peu vous aider? 

 

Source image de couverture : Unsplash
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Stéphane Henri

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Lettre aux bébés dans mon ventre - Le Cahier