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Exercer ma profession de vétérinaire en ce moment est un peu difficile, comme ça l’est pour plusieurs en ce temps de crise de la COVID-19.

Je ne me plains pas, j’ai du travail et une équipe formidable qui travaille fort pour qu’on puisse continuer à offrir des soins à nos petits patients qui en ont besoin.

Oui, rassurez-vous, nous sommes là.

Plusieurs mesures préventives ont été mises en place pour protéger nos clients et nos équipes, mais nous continuons à voir en consultation les animaux malades.

lucie avec un chien

Le cas de Poirot le chat

Prenons le cas de Poirot le chat. Il vomissait plusieurs fois par jour depuis plusieurs jours. Sa « maman », Astrid, s’inquiètait. Poirot ne mangeait plus et semblait amorphe. Astrid nous a appelés pour qu’on puisse voir son chat et le soigner. Préoccupée, elle nous a dit qu’elle était en isolement volontaire parce qu’elle revenait de l’étranger. Elle n’a pas de symptômes, mais ne pouvait quand même pas accompagner Poirot. Après avoir félicité Astrid de respecter les règles actuelles, nous avons élaboré un plan avec elle. Astrid a payé sa consultation au téléphone, mis son chat dans un transporteur et a attendu une amie à la fenêtre. Quand la gentille amie est arrivée, Astrid a mis Poirot sur le balcon pour qu’il soit pris en charge.

Quand Poirot est arrivé à la clinique, nous avons pris toutes les précautions d’hygiène nécessaires et avons examiné ce chat bien mal en point pendant que son accompagnatrice est restée dans la salle d’accueil. Au téléphone avec Astrid, nous avons pris la décision de garder Poirot hospitalisé pour quelques jours, le temps qu’il se rétablisse complètement. Il a besoin de soins.  Nous avons donc retourné la gentille accompagnatrice chez elle. Poirot prend du mieux et pourra rentrer chez lui sous peu. Dans l’intervalle, nous sommes en contact téléphonique avec Astrid pour lui donner quotidiennement des nouvelles de son chat adoré.

chat dans escaliersSource image: Unsplash

Le client récalcitrant…

Pour respecter les règles de distanciation sociale et aider à combattre la propagation de la COVID-19, nous avons été contraints de réduire nos heures de travail et aussi, nos services offerts.

Dans un de mes établissements, nous avons un salon de toilettage, que nous avons fermé parce qu’il ne s’agit évidemment pas d’un service essentiel. Ce n’est pas ce que pense Jean, le « papa » de Tobby, qui, en voyant son rendez-vous annulé, s’est mis en colère: « mon chien a le poil trop long, il va faire des nœuds, ce sera encore plus difficile de le toiletter dans quelques semaines… Vous ne voulez juste pas travailler. Je vais aller ailleurs et vous ne me reverrez plus ». Oui, c’est parfois bien difficile de raisonner les clients, même en ces temps où on demande à tous un effort collectif.

Toute mon équipe et moi avons envie de vous dire: « soyez Astrid. Ne soyez pas Jean». Merci de rester présents pour vous animaux aussi. Eux ne savent pas que nous vivons une crise sans précédent.

Prenez soin de vous et des autres. Nous sommes là pour prendre soin de vos animaux si nécessaire. Aidez-nous à le faire le plus longtemps possible.

Source image de couverture: Unsplash
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Lucie Hénault

Guidés par notre passion pour les animaux, nous formons ensemble un réseau de médecins vétérinaires engagés. Regroupés sous la bannière Passionimo, collectivement et dans chacune...

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