Parce que les mauvais choix, au final, ça n'existe pas et parce que moi, mes enfants ont trois pères.

Dans la vie, on ne fait pas de mauvais choix. On fait simplement des choix. Du moins, c’est ce que je crois. Après ces choix, viennent les conséquences et la manière de les gérer. Certaines sont heureuses, d’autres le sont moins et quoi qu’il en soit, rien n’est jamais tout noir ou tout blanc. Tout ça pour dire que mes choix de vie, depuis mes 19 ans (âge où j’ai fait mon premier vrai choix), ont pratiquement toujours fait friser les cheveux de mes parents, mais m’ont toujours bien habillée, même si parfois j’étais plus ou moins confortable à les porter. C’est donc ainsi, d’un choix à l’autre, que je me suis retrouvée à 37 ans, mère de trois enfants et sujet de conversation de bien des gens.

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Mes enfants, ils ont trois pères. Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont eux.

D’une première union est né mon beau et mon doux Émile. Ensuite, d'une seconde union, sont nés le philosophique Louis-Aimé et l'intrépide Thomas. Puis, un jour alors que mon plus jeune n’avait qu’un an, j’ai fait naître un beau-papa en laissant entrer Mon Homme dans la vie de mes garçons.

Donc, à défaut d’être les hommes de ma vie, les deux premiers pères sont les hommes dans ma vie. Ils sont présents pour mes trois garçons, indépendamment des liens biologiques. Mes enfants ont une confiance inouïe en ces deux hommes et les aiment profondément. C’est sans doute pourquoi ils se prénomment dans la bouche de chacun: « Papa Guillaume » et « Papa Julien ». D’ailleurs, mes enfants croient fermement que les deux pères attendaient ensemble dans le corridor de l’hôpital, tandis que je leur donnais la vie. Bon, vous comprendrez qu’ils sont encore trop jeunes pour assimiler toutes les notions de la conception…

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Puis il y a cet homme, le mien, qui s’est fait une grosse place dans la vie de mes enfants. Il est devenu leur meilleur ami, leur confident, le complice de leurs petites délinquances et les enfants l’aiment également profondément. Celui-là, les enfants l’appellent Mon beau, beau, papa. Ils ont de l'humour et la flatterie efficace mes enfants.
Alors moi, quand mes enfants confirment la présence de leurs parents au spectacle de fin d’année, ils disent : Mes papas et ma maman seront là, il faut réserver quatre places (cinq si on compte la douce et gentille copine de l’un des pères).

Si la somme de mes choix laisse l’impression que je navigue d’échec en échec, la réalité en est toute autre. Tous ces choix ont amené mes enfants à avoir trois hommes, trois modèles d’humains formidables dans leur vie. Oui, trois hommes qui donneraient tout pour mes enfants, peu importe le lien de sang et peu importe la filiation. Ne dit-on pas qu’il faut un village pour élever un enfant?

Ce n’est pas la vie dont je rêvais, du moins ce n’est pas le modèle familial que j’espérais. Il ne faut pas se mentir. Cependant, tous ces choix qui peuvent sembler si dramatiques, si hors normes à première vue, sont les meilleurs jamais décidés.

Il n'y a pas de mauvais choix. Il n'y a que des choix.

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