Faits Vécus

On le sait que trop bien maintenant, mais cette année, les fêtes seront bien différentes de ce qu’on a été habitués par le passé. Qu’importe! Cela ne doit pas nous empêcher de célébrer comme on peut, non? Mais célébrer quoi au juste? Que représente vraiment le temps des fêtes?

En premier, et bien haut sur la liste, le temps des fêtes, c’est avant tout la famille. C’est le moment où je sais que je vais pouvoir voir pour la première fois depuis longtemps certains membres de ma famille que j’apprécie tant, mais que je n’ai pas trop eu l’opportunité de voir au courant de l’année. Surtout ceux qui habitent loin, ceux pour lesquels je dois me déplacer afin de les voir. Il me sera bien difficile d’être parmi eux cette année, mais rien ne m’empêche de les appeler. Un simple coup de téléphone fait souvent toute la différence.

Le temps des fêtes, qu’on ne se le cache pas, c’est aussi le temps des dépenses. Des cadeaux par-ci, des cadeaux par-là. Quoi lui offrir à elle? Quoi lui offrir à lui? Vaut-il mieux attendre un meilleur prix? Ou bien si j’attends trop, est-ce que je risque de ne plus le trouver demain? Au même prix? Et à la fin, la grande gagnante, bien entendu, c’est ma carte de crédit.

Par contre, le temps des fêtes c’est également le temps où j’essaie de donner sans rien espérer en retour. Depuis quelques années, mon amie et moi nous nous encourageons mutuellement à compléter un calendrier de l’avent de bonnes actions. Pour chaque journée de décembre jusqu’au 24, une bonne action se doit d’être accomplie par chacun de nous. Vous devriez essayer: vous allez rapidement vous rendre compte qu’il n’en faut pas beaucoup pour prendre soin de votre entourage.

deux amis qui se donnent des ceadauxsource image : Pexels 

Le temps des fêtes rime souvent avec… vacances! Ou plutôt, un moment de répit scolaire et professionnel avant la reprise en janvier. Plus de travaux d’école à remettre pour quelques semaines, des journées de congé offertes par le bureau, le travail au ralenti. Je vais pouvoir me coucher plus tard, me réveiller plus tard, aux heures que je veux. La belle vie! Mais pour faire quoi? Et bien, tout ce que je m’étais dit que j’allais faire depuis des mois alors que j’étais trop occupé.

Le temps des fêtes me permet de récupérer le temps perdu. Écouter toutes les séries pour lesquelles je suis juste trop en retard. Et les films aussi. Du visionnage en rafale à profusion! Ou bien, prendre le temps de lire les livres que j’ai tranquillement achetés au courant de l’année, mais que j’ai tout simplement laissé prendre la poussière. Ou encore, faire toutes ces petites bricoles qui m’attendent depuis trop longtemps: le tiroir qui ne ferme pas, accrocher ces cadres qui trainent par terre, monter ce meuble, et j’en passe les meilleurs.

Le temps des fêtes, c’est aussi les kilos en trop que je prends à table. Mais bon, celui-là on ne le dira pas trop fort, mais c’est plus que vrai.

Mais ce qui est le plus important par-dessus tout c’est que, pour moi, le temps des fêtes c’est la reconnaissance que j’ai de pouvoir faire tout ce qui me plaît, tout ce que je viens d’énumérer, dans le confort, alors que bien des personnes n’ont pas cette chance dans la vie. Ne pas montrer d’ingratitude, mais plutôt de la gratitude à cette chance qui n’est pas donnée à tous. Et malgré les quelques malheurs qui nous entourent, souvent dérisoires et éphémères, d’avoir une pensée pour celles et ceux qui sont dans une situation moins envieuse. Surtout cette année.

source image de couverture : Pexels 
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Nabil Belhassen

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