Faits Vécus

Lorsque l’on prend le temps de s’arrêter.

Mais de réellement le faire. Sans aucun bruit ni aucune distraction autour de nous. Une question s’impose : Quelle est la plus belle chose que je peux me donner?

À cela, je réponds : faire une introspection de ce qu’a été ma vie et faire en sorte de me pardonner mes erreurs. Mais d’aussi comprendre où je suis afin de déterminer où je veux aller et comment j’y arriverai.

C’est ça, la beauté de la croisée des chemins.

C’est le privilège de vieillir et le cadeau de pouvoir évoluer. C’est prendre une pause et comprendre ce que la vie nous a appris. Puis faire des choix définitifs sur les chemins à prendre et ceux à éviter. Aller jusqu’à découvrir qui on est et ce qu’on souhaite, à un instant précis dans sa vie. Respirer et méditer sur cette pensée. Ne rien faire d’autre que de la laisser complètement nous submerger afin qu’elle nous envahisse et perdure.

C’est le cadeau que je me fais, ici et maintenant.

La nature est en mouvement et nous aussi. Maintenant que la pandémie a changé nos vies, modifié notre liberté et remis en question notre réalité en tant qu’humain sur la terre, je sens l’important et l’urgence de faire le point sur plusieurs choses.

Je me suis accordé ce temps. J’ai choisi de travailler moins et de penser plus. J’ai choisi d’éloigner mon téléphone et de dire non aux occasions qui ne me tentaient pas. De m’écouter.

Je me retrouve seul en nature et j’entends mon coeur me parler. Il fait remonter à mon cerveau des questions que je n’entendais pas. Celles qui se perdaient dans le brouhaha. Ces pensées qui remontent, je ne les appelle pas, mais elles viennent à moi. Et ça me surprend chaque fois, mais ça me passionne de plus en plus.

C’est ça, être à l’écoute de soi.

Accepter que ce qui remonte naturellement et qui se doit d’être écouté et adressé. Que si cette pensée a surgi dans un moment de silence et de solitude, c’est qu’elle nous accable.

J’ai pris une décision pendant un moment difficile. J’ai choisi d’aller à la rencontre de la mort pour mieux apprécier la vie.

J’ai débuté la formation Albatros afin d’accompagner les gens en fin de vie.

Souvent, au cours de la formation, je me suis demandé ce que je faisais là et si j’allais avoir la force de terminer. Je me suis alors rappelé que, lorsque j’ai dû affronter une épreuve pénible que je ne me sentais pas capable de traverser, l’idée de participer à cette formation m’a permis d’aller de l’avant. Ce défi fera de moi la personne que je veux être. Accompagner des anges à quitter ce monde est la meilleure façon d’y arriver. Ils me feront voir un autre visage de la vie.

J’ai souvent choisi des chemins plus difficiles que plusieurs personnes. C’est ainsi que j’ai appris à trouver du confort dans l’inconfort. C’est à travers ce qui fait mal ou peur que j’ai trouvé la force de grandir. Que les épreuves, quelles qu’elles soient, nous amènent à évoluer.

Et c’est ce que je veux, évoluer.

Cette volonté que j’ai, c’est le besoin du marathonien à courir, la passion de s’entraîner de la personne qui veut bien paraître, le désir ardent de posséder les nouveautés du matérialiste.

C’est devenu mon besoin et c’est mon plus beau cadeau, de moi à moi, de ma vie.

À ceux qui traversent des épreuves, je donne ce conseil : pleurer et crier! Et une fois que la souffrance se sera exprimée, laisser le silence vous bercer. Je vous jure que ce silence ne saura pas se taire et qu’il trouvera les mots que vous avez besoin d’entendre. Ayez la force de l’écouter, à condition qu’il vous parle de la vie! Car s’il vous suggère la mort, rompez rapidement ce silence et parlez fort.

La vie n’est pas toujours facile. C’est une école intemporelle qui nous envoie les épreuves qui nous feront évoluer.

 

Source de l’image de couverture : Unsplash
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Stéphane Henri

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