Faits Vécus

Vous connaissez sans doute le principe du syndrome de la page blanche. Syndrome où tu n’arrives pas à écrire, où tu n’as aucune inspiration, aucune idée quoi écrire ou comment formuler tes pensées. Des fois je ressens le besoin d’écrire, sans vraiment savoir quoi. Je puise généralement mes idées dans ce que je vis au quotidien, des choses que je vois, une histoire racontée, le raisonnement d’une personne ou ses faits et gestes.

page blanche cahier carnet écritureSource image: Unsplash

La vie me donne envie de pousser la réflexion sur tout ce qui m’entoure, j’entends, j’écoute, j’analyse, j’écris. J’écris pour essayer de comprendre, cerner les subtilités que je ne vois pas préalablement, j’écris pour développer ma propre pensée, définir mon intelligence émotionnelle. J’aime ça, ça me permet d’éviter l’effet de halo, d’éviter de me fier qu’aux premières impressions, éviter la perception sélective. J’enlève tout simplement mes œillères, je vois le monde tel qu’il est en réalité, plein d’options et de variances, tout sauf un absolu.  

L’exercice d’analyse, d’argumentation et de réflexion ouverte devrait être enseignée dès le plus jeune âge, apprendre aux gens à réfléchir autrement, à développer de l’empathie et une intelligence enrichie ne serait sans doute pas une mauvaise chose. Parce qu’une société éduquée est une société en santé, une société prospère et indépendante.  

Le syndrome de la page blanche ne se résume pas qu’à l’écriture, parfois, j’ai l’impression que nos vies le vivent aussi. T’es un peu perdu.e, tu ne sais plus quoi penser, dans quelle direction t’en aller. Tu veux tout en même temps; tout faire, réfléchir à tout, décider de tout en même temps. Tu veux réussir tes études, tu veux réussir professionnellement aussi, tu veux être financièrement à l’aise et tu veux aussi une vie sociale active, tu veux voyager, vivre plein d’aventures mais avoir une belle maison au centre-ville, tu veux vivre d’opportunités et avoir une vie stable.

Et devant ce « tout en même temps », tu restes debout à regarder tes options, comme Gandalf dans la Moria, à tenter de choisir quelle direction prendre, pour finalement en choisir une, celle qui empeste le moins.  

deux chemins qui se séparent dans le boisSource image: Unsplash

Mais se tromper de chemin te permet de mieux cerner ces subtilités, découvrir toutes les variables possibles, ce qui t’allume le plus aussi. Il te permet d’apprendre que ce qui te faisait vibrer hier, peut être autre chose aujourd’hui. Ces chemins ne sont rien d’autre que ton « tout » tant recherché.  

Ne regrette surtout jamais les chemins choisis, évite simplement de recommencer si tu n’as pas aimé ton expérience. Fais des essais, trompe-toi. Parce que tu n’auras jamais l’inspiration d’une belle histoire si tu n’as essayé d’en écrire une avant, à quoi bon se retenir d’écrire un chapitre?  

Mais c’est correct de manquer d’inspiration dans sa vie aussi. Parce qu’on ne peut pas toujours être certain de tout ou être prêt à essayer n’importe quoi. Parce qu’on est généralement obligé de subir son environnement, se remettre en question devrait être une pratique intégrante dans sa vie.

Parce que finalement, les meilleures histoires sont le résultat du syndrome de la page blanche. Il arrive comme ça de temps en temps; un sentiment de vide, tu ne sais pas trop quoi penser, quoi faire, chaque décision est remise en question. Et c’est après, lorsque ton « tout » revient, que tu ressens le besoin d’écrire, ou que tu te sens revivre, tu sais à ce moment qu’un autre chapitre de ta belle histoire commence.   

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