Pour ma sortie au théâtre, je suis allée voir la pièce de théâtre Le Faiseur. Je dois dire que je n’avais pas beaucoup d’attentes, car je ne connaissais pas vraiment l’œuvre originale de Balzac. C’est pourquoi j’ai été agréablement surprise par cette adaptation plus moderne. J’ai beaucoup aimé cette comédie satirique qui dénonce, mais surtout rit des classes sociales, des inégalités, des gens puissants et des « problèmes » de riches.

En premier lieu, j’ai trouvé que l’histoire était accrocheuse et assez facile à suivre.

Normalement, quand vient le sujet de l’économie et des crimes financiers, je suis la première à perdre le fil et ne rien comprendre. J’étais donc heureuse de constater que ce thème n’était pas abordé de manière complexe, mais plutôt avec légèreté et humour.

En revanche, c’était beaucoup dans les doubles sens du texte ainsi que dans les éléments de la mise en scène qu’il y avait des choses intéressantes à décortiquer. Ainsi, si vous êtes une personne qui aimez analyser et réfléchir, vous aurez beaucoup de matériel. Par contre, si vous ne voulez pas vous casser la tête, il est possible que vous trouviez que certains passages soient un peu lourds, et ce, malgré l’humour assez présent.

D’ailleurs, je ne peux passer par-dessus le fait que les accessoires étaient remplacés par des bruits.

Je m’explique : par exemple, quand quelqu’un avait un verre de boisson dans les mains, les comédiens faisaient le geste de tenir leur breuvage et on entendait un son de glaçons qui cogne contre le verre. Aussi, quand ils utilisaient un cellulaire, ils l’imaginaient dans leur main tout en ayant des sons de notifications, d’appel ou de touches du clavier. C’est un choix artistique très important de la metteuse en scène Alice Ronfard. En effet, ça épure beaucoup notre vue et la scène en général, étant donné qu’on ne voit aucun accessoire de tout le spectacle. J’ai aimé cette avenue qui est rarement exploitée.

Par contre, j’ai trouvé que la présence des comédiens était inégale.

Il y avait plusieurs personnages très intéressants qui n’étaient présents que dans deux ou trois scènes dans toute la pièce. Parmi eux, il y en a quelques-uns que j’ai beaucoup aimés et que j’aurais voulu voir davantage.

Pour finir, je dois avouer que je ne suis pas du tout une adepte de Balzac.

Ce nom me rappelle ses livres que j’ai dû lire au cégep. Je les trouvais très longs et lourds à lire. C’est pourquoi j’ai été très agréablement surprise par cette pièce qui gardait mon attention. Je salue donc l’adaptation de Gabrielle Chapdelaine qui a très bien réussi à rendre cette vieille œuvre accessible et actuelle.

Un spectacle qui saura vous faire rire et vous faire réfléchir. Son côté unique et ses choix artistiques originaux vous en feront voir de toutes les couleurs. 

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