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J’avais oublié ce sentiment. Celui de se sentir bien. Tellement bien. En genre de symbiose avec ma propre personne. En parfaite harmonie. Pour une fois que je suis sur la même longueur d’ondes avec quelqu’un. Et ce quelqu’un, et bien c’est moi. J’ai le sentiment de me sentir enfin à ma place. J’avais oublié ce que ça faisait. Ce que ça me procurait. Souvent, j’ai tendance à l’oublier. Souvent j’ai tendance à M’oublier. Je fais tellement souvent semblant. Semblant que tout roule comme sur des roulettes, que ça en devient parfois un automatisme. Et lorsque je prends enfin le temps de m’arrêter, de mettre sur pause les deux millions de choses/projets que j’empile les uns par-dessus les autres, certaines émotions refont soudainement surface. BOUM (!!!). Comme une boule de neige en pleine face. Mais une boule de neige qui se trouvait finalement à être une boule de glace. Je n’arrête tellement jamais, que j’oublie souvent ce je ressens. J’oublie de ressentir. J’oublie qu’au fond, je trouve ça encore dur parfois. Dur de continuer à avancer, à briller, au fil des journées.

soleil, femme, natureSource image : Unsplash

Dernièrement, je l’ai pris le temps. J’ai décider d’arrêter de me brûler. D’arrêter de m’acharner. De faire enfin face à ce que je ressens. D’être courageuse. Vraiment courageuse. Parce que je ne te mentirai pas, je ne sais pour quelles raisons, je m’étais mise dans la tête que d’agir comme si tout allait toujours bien, c’était ça le courage. Mais non, ça, c’est une façade. Et un jour, les façades, et bien elles finissent par tomber. Quand ça arrive, il ne te reste donc qu’une seule option. D’être COURAGEUX.SE. De l’être réellement. De confronter tes sentiments. De les vivre. Et surtout de les accueillir. À bras ouverts. Chaleureusement. J’ai donc décidé de les dorloter. Et en les dorlotant, j’ai réalisé qu’ils allaient vraiment mieux. Et par conséquent, moi aussi. Je vais mieux, parce que j’ai décidé d’en prendre soin. Décidé de les ressentir. De les vivre. De vivre mes émotions, mes mauvaises journées, comme mes bonnes. Je ne les refoule plus. Je me regarde dans la glace et j’admire tout le travail que j’ai accompli jusqu’ici. Le chemin que j’ai parcouru. J’en suis fière. Je suis fière de moi. Et ça, je ne me le dirai jamais assez. Alors voilà : JE SUIS FIÈRE DE MOI.

nature, soleil,femmeSource image : Unsplash

Je crois que j’avais simplement oublié la définition du mot courage. Pis elle a décidé de me botter le cul pour que je m’en rappelle et que ça n’arrive plus. Elle a bien fait. Parce que je me sens courageuse plus que jamais. J’ai cru pendant un certain temps que j’étais vide, en fait, c’était totalement le contraire. J’étais remplie. Remplie d’émotions qui ne demandaient qu’à sortir. Qui ne demandaient qu’à être vécues. Remplie d’émotions que je bloquais. Que je m’interdisais. Pis on va se le dire, je les bloquais beaucoup plus efficacement que le gardien de but des Canadiens. Aujourd’hui, j’y vais au jour le jour. Chaque jour, c’est de la nouveauté. Je prends ce que je ressens comme ça vient. Les émotions plus difficiles, et bien je les vis. Je les prends tout au creux de mes mains et je leur flatte les cheveux, en leur disant que tout va bien aller. J’essaye. De tout mon cœur. Et je le sens, je le vois. Ça va mieux. Réellement mieux. Mon soleil retrouve ses rayons à travers les nuages. Et ça, ça me rend fière. Ça me rend heureuse. Ça fait que je me sens bien. Très bien. xxx

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Marie-Soleil Lavoie

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