Il arrive que l’on côtoie des personnes inspirantes qui a leur manière, nous enseignent la valeur de la persévérance. Une jeune collègue à moi, Ralistsa Mincheva, en est un bel exemple. J’ai envie de saluer sa ténacité et j'espère que son histoire vous donnera à vous aussi le goût de poursuivre vos rêves.

Ralistsa a rêvé dès son plus jeune âge de devenir médecin vétérinaire. Comme moi, elle voulait consacrer sa carrière au bien-être animal et elle voulait contribuer à souder les relations humains/animaux. Elle n’a pas eu la chance que j’ai eue en étant accepté à la faculté de médecine vétérinaire, directement en sortant du Cégep. Elle a donc fait un bac en biologie et elle a travaillé en recherche. Cela ne lui a pas plu. De son propre aveu, il lui manquait quelque chose.

Sortir de sa zone de confort

Après quelques temps, Ralista a décidé de retourner au Cégep pour étudier en technique en santé animale. Elle a étudié sans relâche tout en travaillant à l’hôpital vétérinaire de Montréal à temps partiel, pour prendre de l’expérience. Elle a travaillé comme réceptionniste parce qu’elle voulait sortir de sa zone de confort et s’obliger en partie à vivre la relation client. Ralista savait que c’est sur cette base que s’établit la confiance entre un professionnel et son client quand vient le temps de traiter son animal. Pendant ces années, elle a tenté d’être acceptée à la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal dont le campus est à Saint-Hyacinthe.  C'est le seul endroit où il est possible d’étudier la médecine vétérinaire au Québec. Elle avait une cote R de 33.6 (minimum exigé) mais c’est peut-être le test CASper qui lui a joué des tours. Elle ne le saura jamais. Les lettres de refus sont toujours laconiques et sans réelles explications.

Ralista a donc vécu un grand moment de découragement cette année-là et j’ai multiplié les pep talks avec elle pour la motiver.  Je suis de celles qui souhaitent que les gens de son équipe aient confiance en eux, autant que j’ai confiance en eux.

médecin vétérinaire animaux clinique vétérinaire Source image: Lucie Hénault 

La réponse tant attendue

Originaire d’Europe,  Ralista a appliqué à la faculté de médecine vétérinaire de Dublin. Cette école est classée 24ième meilleure au monde (À titre informatif, la FMV de l’UdeM est 49ième). Devinez quoi ? Nous avons appris cette semaine que Ralista a été acceptée. À 27 ans, elle va récolter le fruit de ses efforts et elle débutera enfin des études en lien avec sa passion première.  Dans cinq ans, elle aura les privilèges et les devoirs qui viennent avec le titre de Docteure en médecine vétérinaire (DMV).  Elle s’interroge maintenant  à savoir comment elle payera ces cinq années si dispendieuses, le lot de bien des étudiants.

L’éléphant qui se mange une bouchée à la fois

Si j’avais un conseil à te donner Ralista (et à toutes les Ralista qui me lisent) ce serait le suivant : « Un éléphant, ça se mange une bouchée à la fois. » N’essaie pas de tout régler aujourd’hui. Prends les choses une à la fois et fais confiance à la vie. Elle a souvent de bien beaux plans pour nous.

En attendant, je te félicite le plus sincèrement du monde et je suis ravie que ton expérience chez Passionimo ai été utile dans la poursuite de ton rêve. Je suis triste que notre équipe perde une réceptionniste appréciée et dévouée, mais je sais que c’est partie remise.  Tu seras une médecin vétérinaire extraordinaire et j’espère qu’on sera un jour de nouveau collègues.

Source image couverture: Pexels 

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