Faits Vécus

Quand j’étais petite, Noël, c’était excitant!

C’était toujours la même musique de Noël qui jouait dans le système de son, il y avait nos bas de Noël sur le foyer et un sapin décoré à souhait. C’était synonyme de mon plus beau kit à paillettes, de mou de pomme dans des verres à champagne et de coiffures spéciales que j’avais le droit seulement une fois par année! L’attente de mes cadeaux était interminable! J’avais hâte de pouvoir jouer avec mes cousins et mes cousines dans le sous-sol et de dormir dans la voiture avec mes nouveaux jouets à la fin des soirées. Je CAPOTAIS!

Aujourd’hui, ça s’est estompé. Je n’ai plus la même vision de cette période de l’année. J’ai vieilli, tout le monde a vieilli. J’ai perdu mon innocence! Je ne suis plus aussi proche de mes cousins et mes cousines. Je les aime fort fort fort, mais une distance s’est créée. Je ne suis pas proche de ma famille et je me rends compte que je ne l’ai jamais été. Noël, c’est un peu comme un moment où on prend des nouvelles, mais souvent parce qu’on est obligés de le faire. Ce sont toujours les mêmes questions qui reviennent. Tu étudies en quoi et où? Tu veux aller à l’université? Est-ce que tu as un chum? Tu travailles où? J’ai une question pour toi, pourquoi tu ne m’as pas appelé en septembre pour me le demander et qu’on aille déjeuner ensemble? Je m’inclus là-dedans à 110%, je le joue aussi le jeu.

Noël, ça me rend triste! Après le divorce de mes parents, mon amour pour Noël s’est drastiquement estompé. Noël a tranquillement pris des airs de conflit et de yo-yo perpétuel. 23 décembre chez l’un, 24 décembre chez l’autre, 25 décembre dans la famille d’un, 27 décembre chez la famille de l’autre. 1er janvier, jour de l’an… Moitié-moitié. Je tentais les compromis pour ne faire de peine à personne. Pour que le Noël des autres soit agréable. Cependant, le mien ne l’était pas du tout.

boules sapin noëlSource image: Unsplash

Je me suis fait un cadeau. Depuis maintenant deux ans, je prends une soirée à la fois et je m’écoute! Le mieux qu’on puisse faire, c’est penser à soi. J’ai développé des trucs qui me permettent de me respecter et de respecter mes limites pour que MON Noël reste agréable. Par exemple, je m’arrange pour être en mesure de partir selon mes propres moyens et à l’heure que je désire. Je passe maintenant mon jour de l’an en compagnie de mes amis, ceux avec qui je passe la majorité des moments importants de ma vie.

J’ai décidé de modeler Noël à ma façon et de le passer avec les gens que j’ai envie de voir le plus possible. Le but n’est pas de laisser tomber sa famille et d’être désagréable. Le but est de faire des choix qui nous rendent heureux et de trouver un maximum de plaisir! Il faut aussi assumer lorsqu’on a atteint notre limite.

Soyez indulgents envers les gens à Noël! Soyez conscients que ce n’est pas tout le monde qui tripe sur des réunions de personnes ou des questions de performance sont souvent de mise. Certaines personnes réalisent ce qu’ils ont perdu et se sentent seuls. On a tous des périodes difficiles, Noël peut en être une pour certains et c’est important de s’en rendre compte. Il y a un an, un de mes amis était en séparation et ça n’allait vraiment pas. Je l’ai invité chez moi avec tous les amis de mon père, que je ne connaissais pas tant que ça. Je l’ai invité parce que je l’aime beaucoup et parce que c’est une personne importante pour moi. On a eu relativement une belle soirée (je vous rappelle que je suis un grinch…) Encore aujourd’hui, il m’en parle et il m’en remercie. Ayez de la bienveillance envers les gens que vous aimez et qui comptent pour vous.

Qui sait, dans quelques années, peut-être que la magie des fêtes se fera un chemin à nouveau jusqu’à mon cœur…

Source image de couverture: Unsplash
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Florence Rajotte

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